Paul Ier de Russie

Définition et enjeux

Charles-François-Philibert Masson Mémoires secrets sur la Russie… (1859)

Il est vrai que, jusqu'à ce siècle, la marche de l'esprit humain en Russie a été si peu parallèle à celle qu'il a tenue en Europe, que la date de l'entier asservissement des Russes est l'époque où il s'établissait partout ailleurs des communes, et où l'on rendait les serfs à la liberté.
Quoique la noblesse se courbe comme le peuple devant le pouvoir, cependant elle est éclairée et s'éclaire tous les jours.
Source : Gallica

Paul Gautier Dix années d'exil (1904)

Une chose digne de remarque, c'est à quel point l'esprit public est prononcé en Russie. La réputation d'invincible que des succès multipliés ont donnée à cette nation, la fierté naturelle aux grands, le dévouement qui est dans le caractère du peuple, la religion, dont la puissance est profonde, la haine des étrangers que Pierre Ier a tâché de détruire pour éclairer et civiliser son pays, mais qui n'en est pas moins restée dans le sang des Russes, et qui se réveille dans l'occasion, toutes ces causes réunies font de cette nation un peuple très énergique (1) .
Source : Gallica

Charles-François-Philibert Masson Mémoires secrets sur la Russie… (1859)

On vit avec intérêt ce brave homme, toujours malade de ses blessures et de ses chagrins, se faire apporter au palais, où il fut introduit chez l'empereur et l'impératrice, pour leur témoigner sa reconnaissance. Il est petit, maigre, pâle et défait : il avait la tête encore enveloppée de bandages, et l'on ne pouvait voir son front ; mais son air, ses yeux, faisaient encore ressouvenir de ce qu'il avait osé entreprendre avec d'aussi faibles moyens. Il refusa les paysans que Paul voulut lui donner en Russie, et accepta une somme d'argent pour aller vivre indépendant ailleurs.
Source : Gallica

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