Charles-François-Philibert Masson, Mémoires secrets sur la Russie… (1859)
“ Un peuple, brave et instruit, qui sent et qui raisonne, qui sait qu'il peut être vaincu, est plus à craindre encore que le peuple barbare et présomptueux qui ne l'a point été. La bravoure personnelle, l'honneur national, l'orgueil de la liberté, remplaçaient le fanatisme et le courage féxoce. L'habileté des officiers français équivalait à la discipline servile et à la tenace opiniâtreté qui distinguent les Russes : mais ceux-ci avaient un désavantage marqué; ils n'étaient point, comme leurs ennemis, conduits par un général célèbre, habitué à les mener à la victoire. ”
