Paul Ier

Définition et enjeux

Portrait de Napoléon Ier Napoléon Ier Maximes, pensées et réflexions de Napoléon Ier… (1857)

Paul Ier continua la guerre, la fit même avec plus d'acharnement; mais il y mit de la noblesse et de la magnanimité.
(Mém. de Napoléon.) Paul Ier, d'un caractère chevaleresque et naturellement porté aux entreprises audacieuses, parut à l'Angleterre un mobile puissant pour réveiller les passions endormies par les victoires de la République et ranimer la politique de la maison d'Autriche.
Ce fut un singulier spectacle de voir un cabinet
protestant se servir d'un Tartare pour rasseoir le 'Pape sur la chaire de Saint-Pierre.
Source : Gallica

Louis-Pierre-Édouard Bignon Histoire de France, depuis le 18 brumaire… (1836)

Par une singularité digne de remarque, l'Angleterre, avant que Paul se détachât entièrement de son alliance, avait été le bénévole instrument de la réconciliation de la Prusse avec ce prince, service dont la Prusse lui montrera sa gratitude en s'unissant contre elle aux entreprises de la Russie. Dès les derniers mois de 1799, Paul Ier, sans rétablir encore ses relations diplomatiques avec la cour de Berlin, y avait envoyé comme voyageur un de ses agents, le baron de Krudener, chargé d'une lettre particulière pour le roi.
Source : Gallica

Charles-François-Philibert Masson Mémoires secrets sur la Russie… (1859)

Elles suffiraient seules pour distinguer le règne bizarre et rapide dePaul Ier ; et, si elles eussent été couronnées du succès, les merveilles et les créations de Pierre le Grand, les vastes projets et les triomphes de Catherine 11, eussent été effacés par des événements plus surprenants : le Nord tout entier se roulait sur le Midi ; la plus effrayante révolution s'opérait. La Russie fût devenue l'arbitre du monde ; et Paul, le restaurateur du despotisme et de la barbarie, eût renchaîné les peuples à la glèbe de la féodalité et à l'autel de la superstition.
Source : Gallica

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