Maxime Petit

Résumé

Maxime Petit Les grands incendies (1882)

Le vague des couleurs, l'incertitude des masses éloignées, l'indécision des formes, — de celles du moins qui ne se dessinent pas en vigueur sur le feu, — la profondeur de l'espace, tout contribue à faire paraître le tableau beaucoup plus grand qu'il ne l'est en réalité. Les maisons d'Amsterdam rangées en perspective le long des quais et rendues avec l'exactitude et le charme qu'aurait pu y mettre un Van der
Heyden donnent l'idée d'une ville considérable, de sorte que, dans une petite toile, le spectacle de l'incendie paraît immense.
Source : Gallica

Maxime Petit Les grands incendies (1882)

Cette fois, le peintre s'est bien gardé d'établir une lutte entre deux lumières en faisant contraster les clartés de la lune avec celles de ce vaste embrasement. Il ne lui a fallu, pour faire un tableau sublime, que le feu et la nuit. Aussi est-ce bien là le plus beau Van der Neer qui se puisse voir. L'incendie s'y allume deux fois, dans la ville et dans l'onde du canal, qui ressemble à un ruisseau de feu. Les flammes s'élancent, pétillent et produisent mille effets piquants sur les vitres des maisons, et partout où l'eau de l'Amstel en réfléchit les étincelles
Source : Gallica

Maxime Petit Les grands incendies (1882)

Énée, réveillé en sursaut, monte d'un bond sur le faîte du palais de son père; il regarde autour de lui; il voit les riches demeures de Deïphobe et d'Ucalégon s'écrouler sous les flammes, et la lueur de l'incendie éclaire au loin la plaine de Sigée.
Transporté de colère, le fils d'Anchise saisit ses armes.
Il réunit ses compagnons et les engage à vendre chèrement leur vie; puis, la petite troupe se dirige vers le centre de la ville. La vue du sang et des cadavres qui jonchent les rues anime les combattants, et un grand nombre de Grecs tombe sous les coups des compagnons d'Énée.
Source : Gallica

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