Gabriel Édouard Paris

Résumé

Gabriel Édouard Paris Le feu à Paris et en Amérique (1881)

Si l'individualité du chef du service d'incendie ne peut être que modeste à côté de celles qui dirigent les autres services de la Ville, il serait difficile, en revanche, de contester que l'importance de son service est au moins égale à celle des leurs, puisqu'il a charge de la fortune et de la vie des citoyens, et c'est certainement la plus étrange des anomalies qu'il soit précisément le seul qui ne vienne pas expliquer et défendre devant le Conseil le budget destiné à lui donner les moyens de sauvegarder, dans les limites humainement possibles, cette vie et cette fortune.
Source : Gallica

Gabriel Édouard Paris Le feu à Paris et en Amérique (1881)

Un incendie est en effet chose grave et peut avoir des conséquences qui ne frappent pas au premier abord, mais qui sont en réalité nuisibles aux intérêts de la ville de Paris. Le feu détruit d'abord sans retour une valeur immédiate, et cette perte ne profite à personne : c'est une perte sèche au point de vue national. Si le feu a détruit une grande usine ou un grand atelier, le travail est interrompu pour un temps qui peut être considérable; 200, 300 ou 500 ouvriers restent sans ouvrage et, par la misère qui survient, retombent en partie à la charge de l'assistance publique.
Source : Gallica

Gabriel Édouard Paris Le feu à Paris et en Amérique (1881)

Avec un matériel et un outillage aussi parfaits que celui des pompiers de Boston, je suis d'avis qu'il ne manque au corps, pour rendre tous les services qu'on est en droit d'en attendre, que d'être plus méthodique et mieux dirigé. La lutte contre le feu devrait être soumise à des règles et ne pas se borner à la résultante d'efforts individuels sans direction. Il devrait y avoir préalablement une instruction théorique et scientifique, pendant la manœuvre plus de discipline; les résultats changeraient du tout au
tout.
Source : Gallica

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