Résumé

Jacques de Latocnaye Promenade dans la Grande Bretagne - 2e

Le gouvernement de la Grande Bretagne a montré plus d’énergie qu’aucun autre, dans les dissentions qui agitent à présent l’Europe. Je ne serais pas éloigné de croire que cela vient du même principe. Les individus de la nation joignent à la haine et au mépris le plus invétéré contre les Français et les autres peuples, un amour de leur pays, que l’on ne trouve point ailleurs au même degré. Cette haine ne tient en aucune manière à la jalousie, car les Anglais se croient mieux qu’aucun autre peuple ; ils ont pitié de leur prétendue misère, ils les méprisent, mais ils ne les jalousent pas.
Source : Wikisource

Jacques de Latocnaye Promenade dans la Grande Bretagne - 2e

Suivant le cours de la rivière, j’arrivai avec beaucoup de peine, après un long circuit, et par un sentier raboteux, jusqu’à l’endroit où elle se jette dans la Séverne. Je fus là bien récompensé de ma peine, par l’immensité du coup-d’œil qui s’offrit à moi. On aperçoit à l’autre bord, les montagnes du pays de Galles : à l’ouest, l’œil se perd dans la mer d’Irlande, tandis qu’à l’est, on aperçoit la rivière se retrécissant insensiblement, les bords devenant plus unis et offrant à la vue un pays fertile et bien cultivé.
Source : Wikisource

Jacques de Latocnaye Promenade dans la Grande Bretagne - 2e

Étant d’une province maritime de France et ayant quelques connaissances dans la Grande Bretagne, je me déterminai à y aller chercher un asile et d’attendre chez les rivaux de mon pays, que la raison éclairât enfin les Français : très-résolu, à ne plus être l’instrument aveugle de l’ambition, de l’intérêt et de la folie des puissances en guerre contre eux.
Je pris mon chemin par la Hollande, afin d’avoir une idée de ce pays singulier et dont l’existence appartient beaucoup moins à la nature, qu’à l’industrie des hommes.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature