Noémie Dondel Du Faouëdic, Voyages loin de ma chambre t.1
“ C’est ici que le Rhin a sa plus grande largeur. Avant de quitter Mayence, nous n’oublions pas d’y faire un déjeuner au jambon, puis nous nous embarquons sur un confortable bateau à vapeur, et de dix heures du matin à sept heures du soir, nous descendons, mollement bercées, le Rhin jusqu’à Cologne.Les rêveries de mon esprit sont aussi bercées de mille souvenirs dont quelques-uns bien tristes. Naguère encore, le grand pont du Rhin était gardé par deux sentinelles, d’un côté la sentinelle badoise et de l’autre la sentinelle française. Hélas, il n’y a plus de sentinelle française! Ah! ”
