Jacques de Latocnaye, Promenade d’un Français en Suède et en Norvège
“ Le soleil a peine, à éclairer ces abymes profonds, et le peu de végétation que l'on aperçoit entre les pierres est à peine suffisante pour faire voir que l’on n’est pas en enfer. Quand ce maudit voyage finira-t-il donc ? Il n’y a plus que huit milles pour arriver à Bergen, mais chaque mille est plus difficile à faire, que dix en Suède. En dépit du vent et des vagues je m’embarquai sur le fiord Nord-Gullen. Les bateliers habiles, savaient ménager leur force et leur rame, de manière à lutter contre le vent : depuis trois heures cependant, j'avais à peine fait un quart de mille. ”
