Résumé

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Ompdrailles, le tombeau des lutteurs (1882)

Et, très impatient, eût-on dit, d'obtenir le satisfécit d'on ne sait qui, le dompteur de monstres, laissant là celui qui se rongeait les griffes, s'élança d'un bond sur l'escalier sans rampe où vainement ses deux impeccables affidés voulurent l'essuyer avec des linges chauds ; ensuite, baissant tout à coup pavillon, il gravit les soixante marches de pierre avec cette soumission de caniche dont il avait fait preuve pour les redescendre, au jour inoubliable de sa palpitante lutte contre Antricon-Balastor, le Terrible-Bossu de Saint-Jean-d'Angély.
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Ompdrailles, le tombeau des lutteurs (1882)

Pardi ! c'était elle, la scélérate, elle qui longuement avait promené là ses dards impurs !
elle, femelle sans entrailles, qui l'avait condamné pécaïré ! à venir râler dans la lice ; elle, qui, confondue dans les rangs, sur les gradins, avait dû, sous la blaude masculine dont elle s'était accoutrée, tressaillir, satisfaite en le voyant baiser éperdûment le joyau retrouvé dans le sable, ce médaillon avivé de gemmes qu'elle lui avait mis au cou comme on passe un collier à celui d'un carlin ou d'un épagneul
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Ompdrailles, le tombeau des lutteurs (1882)

Ramassant le vaincu sans connaissance & dont l'échine, équarrie & scarifiée, saignait à flots, il montra du doigt, moins à la foule frémissante qu'à l'invisible Scorpione un trou frais creusé dans la lice, une alvéole ovoïde, assez profonde, laquelle, tout imbibée déjà d'une pourpre fumante, gardait l'empreinte exacte des reins en zigzag du Terrible Bossu de Saint-Jean-d'Angély !
Le peuple, pensif & violemment angoissé, sortit en silence des arènes.
Source : Gallica

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