Léon Cladel,
Le Bouscassié : oeuvres de Léon Cladel
(1881)
“ Oui, par moments, lui, tant il jouissait, croyait vivre et vivait réellement en paradis : il était heureux. Vrai! Rien ne lui restait à désirer, rien : à défaut de la cognée, il maniait la gaffe et l'aviron ; s'il eût préféré peut-être aux rumeurs dolentes des eaux la voix superbe des chênes sous le vent, sa forêt aux rivages, en revanche, n'avait-il pas avec lui Rouma, qu'il aimait autant que soi-même; et n'avait-il pas Janille, qu'il aimait cent fois plus ? Adorant les siens, il était non moins adoré par eux, et le bonheur habitait la maison. ”
