Résumé

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Le Bouscassié : oeuvres de Léon Cladel (1881)

Oui, par moments, lui, tant il jouissait, croyait vivre et vivait réellement en paradis : il était heureux.
Vrai! Rien ne lui restait à désirer, rien : à défaut de la cognée, il maniait la gaffe et l'aviron ; s'il eût préféré peut-être aux rumeurs dolentes des eaux la voix superbe des chênes sous le vent, sa forêt aux rivages, en revanche, n'avait-il pas avec lui Rouma, qu'il aimait autant que soi-même; et n'avait-il pas Janille, qu'il aimait cent fois plus ? Adorant les siens, il était non moins adoré par eux, et le bonheur habitait la maison.
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Le Bouscassié : oeuvres de Léon Cladel (1881)

Mais cela fut dit
avec langueur, avec cent fois plus d'amour que de colère, et Janille, éperdue, appelait, au lieu de la repousser, la caresse ardente et virile de Guillaume.
Rouma, le bon Rouma, laissait dire et faire, lui ; si sa femme grommelait, il se contentait de répondre en plaisantant : « Ah ! les petits perdent patience ! il n'y a pas de mal à ça !
Pardi, certes ! Il faut bien qu'ils s'aiment pour se marier, et les noces sont proches, il va bientôt tirer au sort ! Après ça, femme, on dansera, je te l'assure. »
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel Le Bouscassié : oeuvres de Léon Cladel (1881)

Plutôt petit que grand, bien fait, autant de force que de souplesse, un peu rugueux, hâlé comme ceux qui vivent au grand air sur les monts, pâle de cette pâleur chaude et bise qu'ont les feuilles du hêtre aux approches de l'automne, chevelu, des traits rudes et mâles avec des mollesses enfantines, imberbe encore et l'air aussi farouche que hardi, c'était un beau gars que Guillaume Inot de la Crête-desChênes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature