Résumé

Urbain Athané Essai sur Montauban et le Tarn-et-Garonne… (1908)

Si on le devine ailleurs, ce n'est qu'à Montauban, au musée, qu'on apprend à le connaître. Quel plaisir d'art de flaner dans ce palais parmi ces dessins d'Ingres, ces croquis, ces notes, ces études exactes qui racontent toute une vie loyale, celle d'un artiste qui disait : le dessin est la probité de l'art !
Quand on sort du musée, on se demande si le milieu où il a passé son enfance a pu éveiller ses facultés ; on cherche parmi les constructions en briques, allumées de soleil, rouges ou fauves, comme les eaux du Tarn entraînant après la pluie les terres, les rougiers de son cours supérieur.
Source : Gallica

Urbain Athané Essai sur Montauban et le Tarn-et-Garonne… (1908)

Tous les fruits en plein air viennent à point, la pèche, la cerise, le chasselas doré. Plus bas, dans les alluvions riches, en bordure de l'Aveyron et du Tarn, ce sont les primeurs, asperges de Saint-Maurice, artichauds, petits pois, melons. Rien ne donne mieux une idée des vertus du terroir que l'ormeau de Saint-Pierre, un aïeul de sept ou huit siècles, dont la vigueur est toujours jeune : il donne à lui seul, sur un tronc de onze mètres de circonférence, l'idée d'une forêt enchantée par l'ampleur du feuillage et par le chant d'innombrables oiseaux.
Source : Gallica

Urbain Athané Essai sur Montauban et le Tarn-et-Garonne… (1908)

Il n'y a pas de plus puissant engrais-pour amender une vaste étendue de terre, une vallée, que le mélange de diverses roches calcaires, siliceuses, granitiques : en aval de la Pointe, les crues de la Garonne déposent cet engrais naturel dans la largeur inondable de la vallée.
Au centre de cette plaine allongée, le plateau caillouteux de Lavilledieu, avec les forets de Montech et de Saint-Porquier où la chaux manque, est la partie la moins fertile, encore la lisière du Tarn est-elle plus favorisée que celle de la Garonne.
Source : Gallica

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