Résumé

Les animaux dans la légende, dans la science… (1909-1910)

Il suffit d'un indice insignifiant, d'un fragment de dessin reproduisant une partie du corps d'un animal, il suffit d'une plume d'oiseau, de quelques serres ou de dents, pour que s'opère une métamorphose complète conférant à l'homme les qualités d'un animal ou à l'animal les qualités d'un homme. C'est dans cette tendance à prendre la partie pour le tout, à confondre les parties constitutives d'un être avec cet être tout entier, que réside la superstition du fétichisme qui sévit chez tous les sauvages et dont nous retrouvons encore la trace chez beaucoup de nos contemporains.
Source : Gallica

Les animaux dans la légende, dans la science… (1909-1910)

Ce sont les blocs gigantesques sur lesquels la fantaisie puissante d'un artiste, doublé d'un croyant superstitueux, a fait grimacer
les lignes les plus fantastiques, les formes les plus étranges, en un ensemble tour à tour imposant ou grotesque où la divinité, l'humanité et l'animalité se mélangent et s'enchevêtrent, sans que l'on sache au juste où commence l'homme, où finit l'animal et où s'affirme le dieu.
Source : Gallica

Les animaux dans la légende, dans la science… (1909-1910)

Qui crée ces êtres et ces choses, sinon les ancêtres eux-mêmes? Comment les créent-ils, sinon avec leur souffle, avec leur âme? L'ancêtre tout entier passe donc dans l'objet, dans l'animal; l'ancêtre étant dieu, l'objet, l'animal, devient dieu à son tour.
Ce monde de contes et de légendes, est peuplé des animaux-dieux les plus divers: les araignées y tissent leurs toiles immenses, les lézards et les tortues cherchent des matériaux pour construire l'univers, des oiseaux magiques volent à tire d'aile dans une atmosphère indistincte
Source : Gallica

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