Léon Cladel,
Le Parnasse contemporain/1869
“ Les gramens, les gazons ondulent sur la terre : Avoines, blés, maïs, redressent leurs cheveux, Et le saule, oscillant sur ses orteils baveux. Incline vers les eaux sa difforme ramure Où le vent, revenu, pleure, rit & murmure... Tout renaît & palpite, & tout, monts, plaines, eaux, Se meut ! Yeuses, sapins, houx, chênes & roseaux, Les grands bois font sonner leurs cimes inégales ; Et l’on entend des chants incertains de cigales Et mille bruits charmants errant par-ci par-là : Soudain, — j’en pleure encore, — un brave oiseau parla Dans un arbre ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . ”
