Bette

Définition et enjeux

Paul Féval,  L’Homme de fer (1856)

“ Bette, ma mie, disait dame Josèphe de la Croix-Mauduit à sa suivante, qui chevauchait sur une bête à longues pattes dont le cou planté droit supportait une tête piteuse, Bette, voici l'occasion de montrer que nous sommes gens hors du commun et d'honorable maison. Ne regardez ni à droite ni à gauche : la curiosité vaine est le fait du menu peuple; réglez le pas de votre haquenée sur la mienne, qui sait comment on se conduit en pareille occurrence, puisqu'elle assista aux fêtes du couronnement du duc Pierre. ”
Source : Gallica

Portrait de Charles Collé Charles Collé,  Mémoires du baron de Besenval. Collé… (1846)

“ MILORD, avec fureur.
Parti, monsié, il faut que je corné aux oreilles de fous que moi l'être l'oncle de l'abbé Kensington, moi, moi !
M. DUPUIS, tout étonné.
Ma foi, mon cher ami, j'en suis fâché pour vous; vous ne méritez pas cela : vous avez l'air d'un assez bon homme, vous.
MILORD, véritablement en colère.
Chai l'air d'un bon homme , moi, matame? En France, un bon homme il veut dire un bette. Moi ché suis un bette, matame ? moi un bette !
”
Source : Gallica

Diderot,  L’Encyclopédie, 1re éd.

“ La bette-rave, beta rubra radice rapæ : elle a la tige plus haute que la bette ou poirée rouge ; sa racine est grosse de deux ou trois pouces, renflée, & rouge comme du sang en-dehors & en-dedans.
On cultive toutes ces especes dans les jardins. La premiere donne les cardes dont on fait usage en cuisine : on fait cas des racines de bette-rave ; qu’on mange en salade & autrement : on se sert en Medecine de la bette blanche.
”
Source : Wikisource

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