Résumé

Alphonse Bureau Gais Souvenirs, poésies humoristiques (1933)

Que longtemps votre Mère Garde la fille chère Oui l'aime et la vénère Et, pour tant de bonté, Votre destin s'éclaire D'un rayon de lumière Fait d'amitié sincère Et de prospérité !
Amour de la Caissière
au Quatuor Japonais
Ah ! Combien je renaîs Lorsque je reconnais Des petits Japonais La grâce orientale !
Ils n'ont point du Français Ni le galbe à succès,
Ni du fat à l'excès,
Cette morgue fatale.
Mais qu'ils soient devant moi, Je sens battre, ma foi,
Dans mon coeur en émoi, Comme la générale ;
Car, pour l'esprit fripon Et la course au jupon : Aux Nippons le pompon, Les fleurs...
Source : Gallica

Alphonse Bureau Gais Souvenirs, poésies humoristiques (1933)

Tout est joie et lumière ; La terre tout entière,
Comme une fourmilière, S'agite jusqu'au soir ; Le bonheur qui l'anime C'est le coeur qui l'exprime Aux êtres qu'on estime En des voeux pleins d'espoir.
Or, ouvrant la paupière, Ce matin, la Caissière A fait une prière Pour le noble Héros A l'âme douce et fière Que la terrible guerre Vous a ravi naguère,
Tué par les bourreaux !
Car, ô douce Gérante,
Autant qu'une parente,
Ma foi vous est garante Qu'on vous aime à plein coeur, Vous l'aimable personne Dont l'âme droite et bonne Fait, sans que l'on sermonne, Le service meilleur.
Source : Gallica

Alphonse Bureau Gais Souvenirs, poésies humoristiques (1933)

L'on vous dit aussitôt, gracieuse Caissière : — « Enfin ! te voilà donc, mon cher petit Enfant ! Combien je suis heureux de ta beauté si fière Et, rien que d'y songer, je me sens triomphant !
Donne-moi ton baiser, petite femme chère ;
C'est l'âme et le parfum d'un fruit bien savoureux Qu'on respire avec joie et que la vie entière L'on cueille chaque soir toujours plus amoureux !
Laisse-moi contempler, ma deésse jolie,
Le visage adoré qu'éclairent tes beaux yeux ; Le charme captivant de ta grâce accomplie Exerce sur mon coeur un attrait merveilleux ! »
Source : Gallica

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