Albert de Saint-Albin

Élements biographiques

Portrait de Albert de Saint-Albin Albert de Saint-Albin,  Les sports à Paris (1889)

“ On va chasser à courre dans la forêt de Chantilly !... Il est cinq heures du matin, le ciel se dénuage à peine pour éclairer d'une lueur faible les hautes cimes des bois, et déjà, à l'écurie et au chenil, tout le monde est sur pied ; c'est un va-et-vient général.
A ce mouvement qui se prépare, les quatre-vingts chiens qui dormaient au chenil ont dressé l'oreille, à l'écurie les chevaux hennissent et piaffent, chacun se doute que c'est jour de combat.
”
Source : Gallica

Portrait de Albert de Saint-Albin Albert de Saint-Albin,  Les courses de chevaux en France… (1890)

“ Au pesage et sur la pelouse, le sol a disparu sous la multitude. Sur les routes voisines, des files interminables de voitures se déroulent à perte de vue ; des familles entières sont groupées en haut de la Cascade et les curieux s'installent jusque sur les arbres, d'où ils voient un instant briller au loin le satin des casaques multicolores : ceux-là aussi peuvent dire qu'ils ont vu le Grand Prix !
Des chaises sont placées entre les tribunes et la piste : cet endroit est comme un immense salon où l'on parle de tout, et quelquefois des courses
”
Source : Gallica

Portrait de Albert de Saint-Albin Albert de Saint-Albin,  Les sports à Paris (1889)

“ En France, la fauconnerie est un sport au bois dormant, elle a des sommeils de cent ans après lesquels elle se réveille pour se rendormir ensuite. Et cependant quel passé fut plus glorieux que le sien ! Dans les temps les plus reculés de notre histoire, ne voit-on pas la chasse au vol considérée comme un des plus précieux privilèges de la noblesse, comme un de ses plus aristocratiques déduits? Estimée à l'égal de la vénerie par les princes et les gentilshommes d'alors, elle fleurit chez nous jusqu'à la fin du siècle dernier, après avoir brillé d'un éclat incomparable. ”
Source : Gallica

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