Résumé

Paul Féval La première aventure de Corentin Quimper (1877)

Je demandai à Jean, quand nous fûmes en sûreté : — Comment feras-tu pour porter ta part de pacotille avec tous les bric-à-brac que tu as déjà dans tes doublures ?
Il ramassa un éclat de bois de campêche qui traînait sur le pavé et le brandit en me répondant : — Je porterais la ville de Saint-Malo, si elle était à moi ! Le bien qu'on a ne pèse pas : ce qui est lourd, c'est la misère !
Dans l'entre-pont de la Jeune-Emilie, la soupe chaude emplissait déjà les écuelles. Papa Quimper, qui s'était mis en train dès le matin, pour sa fête, chantait comme une douzaine de loriots.
Source : Gallica

Paul Féval La première aventure de Corentin Quimper (1877)

DE LA FÊTE A PAPA QUIMPER ET DE MES ADIEUX AVEC FANCHETTE. — LE BATEAU DU BRIGADIER
Nous regagnâmes tout pensifs l'antre de veuve Hélie. Jean se remit à piler son poivre, moi à moudre mon café. Désormais, nous ne pûmes nous parler qu'à l'heure où nous entrâmes dans nos bières respectives. Jean, qui n'était plus sous le charme, me dit : — Il n'y a pas besoin d'aller si loin que l'Amérique ; avec les deux cents francs qu'on aura, on peut s'associer tous les trois, Fanchette, toi et moi. Je monterai une boutique à l'entrée du Sillon.
Source : Gallica

Paul Féval La première aventure de Corentin Quimper (1877)

Je devinais au mouvement impertinent de leurs lèvres le mot de Fanchette, le terrible mot : — Il est « moulin à café! »
Marie et Jeanne s'en allèrent après avoir brusqué leur marché. Tout à l'heure, je tremblais qu'elles n'eussent l'idée de me dire bonjour ; maintenant, j'avais la mort dans l'âme, parce qu'elles ne m'avaient point parlé. De la nuit, je ne pus fermer l'œil. Mon imagination travaillait. Je trouvais naturel et légitime que Jean fût pilon à poivre, mais moi, moulin à café, c'était bien sûrement une horreur !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature