Pierre Maël, Un mousse de Surcouf (1925)
“ Mais Surcouf était déjà prêt à la lutte. Les équipages, reposés et frais, faisaient des gorges chaudes sur l’incident de la nuit. Tous les hommes aptes à la lutte, la hache et le sabre d’abordage au poing, s’apprêtaient à fondre sur leurs adversaires.Ils avaient eu l’avant-goût de la victoire. Ils entendaient bien l’achever.Au moment d’appareiller, Jacques de Clavaillan appela Will.« Guillaume, mon enfant, lui dit-il, voici la première affaire à laquelle tu vas assister. Elle sera chaude. As-tu peur ? »Les yeux du mousse étincelèrent et son poing se serra convulsivement. ”
