“ Ô Geoffroy! mon frère! mon espoir unique! si tu me manquais, tout me manquerait!Si tu ne m'aimes pas encore comme il faut qu'on m'aime, tâche de m'aimer. Je mérite d'être aimé autrement que les autres, puisque je souffre plus que les autres. Je me dis: Il m'aimera quand il aura lu. Je le crois, je le sais, j'en suis sûr. C'est ma foi et c'est mon salut. Si tu venais vers moi! si je me réchauffais, serré contre ta poitrine!... Pour toi, donc, je m'explique entièrement, pauvre créature qui a honte d'elle-même.La pensée de Jeanne ne me blessait plus le cœur, parce que j'avais un autre cœur. ”
Paul Féval
Résumé
“Le dernier vivant”, est une œuvre de Paul Féval. Des thèmes tels que Louaisot, Olympe ou Lucien y sont abordés.
Citations de Le dernier vivant (Paul Féval)
“ Lucien! Lucien! sa pensée entière était à Lucien.—Je me sens mal, murmura-t-elle. Pourquoi me regardez-vous ainsi? Vos yeux me blessent....Elle porta la main à son front, puis à son cœur. Louaisot se pencha en avant et les boucles de leurs cheveux se touchèrent....Elle eut comme un grand effroi qui était le réveil.Elle voulait s'enfuir. Les bras de Louaisot l'enlaçaient en même temps que sa prunelle l'enveloppait comme un incendie.Il approcha lentement,—lentement ses lèvres.Pour fuir, elle se renversa dans ses bras....La fascination est-elle une violence? ”
“ La voix qui avait parlé était celle de la marquise Olympe. Nous la connaissions bien tous les trois.Une sorte de rauquement lui répondit dans la nuit.Puis une autre voix, haletante, celle-là, et brisée, demanda:—Qui donc a tué l'enfant? qui donc? La voix d'Olympe répondit:—C'est moi! Et tout aussitôt un grand cri de rage courut en s'enflant sous les voûtes.Puis un gémissement d'agonie....—Olympe! mon Olympe! gémit M. Ferrand d'un accent déchirant. Ce fut tout. Il resta inanimé entre mes bras.L'instant d'après quelque chose de rapide comme le vol d'une flèche passa au milieu de nous. ”
“ Pièce numéro 129 (Écriture de Lucien.) 1er mai.À quoi bon! Oh! tu es jeune, toi, tu es fort, tu connais la vie—et tu as des amis!Je me déchirerais la poitrine avec mes ongles! À quoi bon? C'est moi qui ai écrit cela! Mais elle se meurt, peut-être!Je suis dans mon lit. J'ai soif, je brûle. Je la vois si pâle! Où s'est envolé son sourire? Il y a de grosses larmes qui roulent lentement le long de ses joues. Je les vois.... De mon lit je vois Paris par ma fenêtre. Elle est là. Où? Il y a des moments où mon œil se dirige comme si une voix l'appelait. C'est qu'elle m'appelle, va, Geoffroy! ”
“ Si elle ne songeait pas à Lucien, c'est qu'il n'est qu'un enfant à côté de vous: l'homme reste toujours plus jeune que la femme. Elle voyait, elle voulait votre tête charmante appuyée contre un sein viril, contre un cœur fort! Les mères savent la vie. Les mots: Je t'aime quand ils sont dits par un homme doivent venir d'en haut et non pas d'en bas....—Lucien est un noble cœur, dit Olympe sans colère. Lucien est au-dessus de moi. J'aime Lucien.—Qu'il soit donc le plus heureux des hommes! mais qu'il vous aime, Olympe, comme vous méritez d'être aimée! ”
“ Je regrettais d'avoir été dur envers Louette, c'est-à-dire envers Olympe. Il y avait un fait certain: la justice se trompait.Mais pour se tromper, la justice n'a besoin que d'elle-même.Ce sont des hommes qui la rendent.Je suis un pauvre esprit, tu vas bien le voir. Tout en rejetant sur la justice le fardeau entier de l'erreur, j'étais pris de soudaines et furieuses colères contre Olympe et son Louaisot.C'étaient eux qui devaient avoir sur la conscience de ces fardeaux qu'on décharge à la cour d'assises. J'en étais sûr, je l'aurais juré. ”
“ «On n'épouse pas Fanchette.»Si fait vraiment. Il y a des Fanchette qu'il faut relever et épouser. Quand on meurt pour avoir payé avec une moquerie la tendresse d'une jeune fille, c'est bien fait, M. le comte! Je ne vous plains pas.Fanchette était encore marchande de plaisirs quand Albert de Rochecotte la vit et l'aima.La rencontra-t-il par hasard, ou par les soins de M. Louaisot, qui prenait les mécaniques de loin, nous le savons, ou bien par l'imprudence de ce vieil étourneau de baron? ”
“ Il y a des moments où mon cœur se dilate tout à coup. Je me sens léger et fort. Cette horrible crainte de la justice, entêtée dans son égarement, ne pèse plus sur moi. Je viendrai seul devant les juges, je serai sûr de moi. La vérité jaillira de ma poitrine si haute et si éclatante, dès que le danger de Jeanne ne sera plus là....Voici une pensée qui a heurté mon esprit comme un choc: il y a bien longtemps que je n'ai entendu parler ni de M. Louaisot ni d'Olympe. ”
“ Il porta la main d'Olympe jusqu'à un pouce de ses lèvres.Elle ne leva point les yeux sur lui, mais il me semblait que je voyais sourdre le feu sombre de ses prunelles à travers ses paupières baissées.S'il serre trop fort, la lionne le mordra, un jour ou l'autre....Nous sortîmes du château, M. Louaisot et moi, une demi-heure avant le jour, mais il arriva tout seul à la maison de la bonne femme.En chemin je m'enfuis et jamais depuis lors, il ne m'a revu.Mais j'ai le privilège de ceux qui sont tout petits: il m'arrive parfois de voir ceux qui ne me voient pas.Moi, j'ai revu M. Louaisot. ”
“ Vous avez tout ce que prodigue l'enfer: l'or, la beauté, la science de la vie, et le monde imbécile vous grandit encore de son respect. Elle n'a rien, elle est seule, le mépris de ce même monde va l'accabler en face de vous, elle est brisée d'avance! Elle ne saurait se défendre contre vous, puisqu'elle est la faiblesse et que vous êtes la force. Pourquoi donc ne me mettrais-je pas au-devant d'elle pour empêcher un assassinat? Pourquoi ne vous arrêterais-je pas comme un bouclier? Et si ce n'est pas assez, comme une épée?—Lucien, Lucien! ”
“ Celui qui a su toucher votre cœur est une noble et belle âme: je le connais depuis plus longtemps que vous. Cela me donne le droit d'entrer dans vos affaires à tous les deux plus intimement que s'il ne s'agissait que de vous.Car vous ne m'avez rien confié, tandis qu'il m'a rendue dépositaire de son secret, qui est aussi le vôtre.Malheureusement, entre vous deux, un obstacle se dresse: la volonté, ou plutôt le préjugé d'une excellente mère, et l'asile que vous avez choisi au Bois-Biot, pour attendre des jours plus favorables ne convient, ce me semble, ni à vous, ni à M. Lucien Thibaut. ”
“ La maison Thibaut a trop grand faim et trop grand soif pour être folle. La folie était chez cette femme, qui est la plus riche du pays, sans conteste, et qui attend, par-dessus le marché un héritage comme il n'y en a pas ailleurs que dans les contes de fées.Celle-là qui pourrait prétendre à je ne sais quoi et se faire faire un mari sur commande s'est amourachée de qui? Du nigaud dont nous n'avons pas voulu, vous ni moi, chérie; elle nourrit, selon le bruit public, depuis sa première communion, une passion mystérieuse et irrésistible pour ce dadais de Lucien. ”
“ Mais alors que devient la liberté, soit des croyances, soit même des entournures? Je me fais Patagon! Guerre aux tyrans! Pour un esclave est-il quelque danger? à bas le gouvernement! aux armes! on assassine nos bénéfices!... Ah! bigre, Monsieur, voilà le monde qui sort du spectacle.M. Louaisot de Méricourt s'était sincèrement animé en parlant. Son nez gesticulait et sa petite bouche s'ouvrait, ronde comme le bec d'un oisillon qu'on pâte. L'idée de l'injustice atroce qu'on pourrait commettre en ruinant son industrie, l'avait transporté d'une pieuse fureur. ”
“ Parbleu! interrompit M. Louaisot, et M. Péry, un homme. Au point de vue physiologique, il faut cette variété dans les sexes pour constituer un ménage.Mais quel homme! et quelle femme! Votre fantaisie de grand enfant pour l'héritière de ce couple, mon cher Monsieur, n'aurait pas même pu faire tort à Mlle Maria, ni à Mlle Agathe, ni à Mlle Sidonie. Jugez donc quand Mme votre maman l'a flanquée en balance avec la marquise Olympe!Et encore, votre bonne mère avait à dire ceci: c'est que vous étiez moins godiche dans votre jeune âge. La susdite marquise Olympe avait été votre premier rêve. ”
“ Voilà de la guerre bêtement faite! La femme la plus intelligente est toujours un très petit homme. Vous n'avez pas cru à la mort de Jeanne Péry, j'en suis sûr. Quand vous jouez à l'écarté, marquez vos points, c'est la mode, mais il est d'autres jeux....—M. Louaisot, interrompis-je, je voudrais avoir une affirmation ou une négation sur ce sujet: Jeanne est-elle morte?Il piqua ce coup de doigt qu'il donnait à ses lunettes et il me regarda d'un air de franche supériorité.—Quand vous réfléchiriez une fois en votre vie, cher Monsieur, dit-il, vous n'en mourriez pas. ”
“ J'avais envie de lui prêter mon mouchoir de poche. De temps en temps le malheureux murmurait à mon oreille, du ton que devait avoir Vatel au moment de se percer le sein: «Je suis perdu, Mlle Agathe! Je suis déshonoré!»Mais tout à coup la foule ondule et s'agite sur la place, comme la mer entre les deux grandioses portes-fenêtres d'Étretat. (Votre lettre est dure, Mariette, nous en recauserons.) C'est la mairie qui s'ouvre, c'est la noce qui parait. Immense effet de curiosité. M. Pivert seul reste plongé dans son désespoir ahuri.Décidément, cette Jeanne Péry est une bien jolie fille! ”
“ Moi aussi, je me sentais pâlir.Les gens qui parlent ainsi ont, d'ordinaire, à la main, un pistolet, un couteau, une arme. Il avait, lui, les mains vides; des mains blanches et fines comme celles d'une femme. Je crois que je suis brave. Je n'aurais pas peur d'une arme. Ces mains vides et frémissantes menaçaient autrement qu'une arme. Et le regard de M. Thibaut me donna une sensation de frayeur. Il faudrait dire de terreur, car je me sentis trembler sous mes couvertures. Cependant, j'eus honte de céder.—Est-ce donc ainsi que vous deviez finir, Lucien! m'écriai-je. ”
“ Ça débuta comme un roman champêtre. On se rencontra derrière une haie. Il y eut des chèvrefeuilles de cueillis, et l'ermite Thibaut, prenant le mors aux dents, jeta tout à coup son capuchon par-dessus les moulins.Le modèle de toutes les vertus se mit en goût subit de cabrioles, laissa de côté sa besogne, planta là son métier et fit des fugues jusqu'à Paris pour suivre sa bucolique.Or, il y a une Mme veuve Thibaut qui voudrait bien marier ce grand fils-là pour le ranger; et il y a une marquise Olympe de Chambray—ne rions plus, Cressonneau. ”
“ Un peu avant d'arriver au théâtre dont les lampions s'allumaient, je reconnus la grosse gouvernante normande de M. Louaisot de Méricourt qui riait à casser les vitres au bras d'un cent-gardes.Elle faisait succès avec sa coiffe de dentelles et sa robe de soie, relevée par une immense crinoline. Tout le monde la regardait.L'embonpoint est partout respecté. Les gamins criaient à son fier cavalier: «Oh hé! la livrée! Plus que ça de nourrice!»Ils passaient, superbes tous deux, méprisant les blasphémateurs. La Cauchoise me parut plus fraîche encore qu'au bureau de la rue Vivienne. ”
“ Et il parait que le jeune homme le mérite à tous égards.—Oh! oui, fit Olympe.—Oh! oui! répéta Louaisot, contrefaisant l'accent de sa pupille avec une moquerie tout imprégnée d'exquise bonté. Moquerie de jeune mère ou de sœur aînée.Olympe qui avait les larmes aux yeux se mit à sourire.Elle lui tendit la main.M. Louaisot la toucha du bout de ses doigts.—Mais ce n'était pourtant pas, continua-t-il, de M. Lucien en particulier que nous causions, votre chère mère et moi, quand nous étions seuls le soir et que notre veillée se prolongeait si tard. ”
“ Et voilà comme quoi ma pauvre petite Jeanne a un système!Chaque profession a son écueil. C'est ici l'écueil du juge, chargé d'une instruction criminelle.Dès qu'on s'est dit en désignant un être humain: voici le coupable, la conscience est entraînée sur une pente terrible.Comme nous avons consenti à tout voir au travers d'un certain milieu qui est notre hypothèse même, élevée à la hauteur d'un fait, toutes choses prennent pour nous la couleur de ce fait.Nous avons mis au-devant de nos yeux des lunettes vertes, bleues ou jaunes, nous voyons tout jaune, bleu ou vert. ”
“ Le plus apparent, c'est celui qui a coûté la plus grande dépense d'habileté.Il ne faut pas trop bien faire.C'est là le défaut des docteurs.Le détail des ciseaux est trop bien fait. À lui tout seul il forme un roman.C'est une boîte à ouvrage de la fabrique de Samuel Worms, Londres-Birmingham, que la mère de Mme Péry avait rapportée de l'émigration. Selon l'accusation, Jeanne aurait pris les ciseaux de cette boîte, le jour du meurtre, et s'en serait servie pour assassiner Albert de Rochecotte pendant son sommeil.Car une petite fille ne tue pas un grand et fort jeune homme avec une mignonne paire de ciseaux, quand il a l'usage de ses facultés et de ses mouvements. ”
“ Mais quelqu'un qui plaisait aux dames, surtout à Mme Barnod, c'était ce farceur de baron: M. le baron Péry de Marannes. Il devait bien friser la quarantaine, sinon la dépasser, c'est égal, c'était toujours un chérubin pour la gaieté et la folie. Il faisait la cour à tout le monde, même à Mme Louaisot—la propre femme de Louaisot l'ancien, dont je n'ai pas eu encore occasion de parler.C'était celle-là qui me coupait mon pain bis et mon petit morceau de viande. Je ne me souviens pas d'avoir rencontré une plus vilaine bonne femme en toute ma vie. ”
“ Un ronflement sonore lui répondit de la chambre voisine où Pélagie dormait à triple carillon.Du reste, Olympe ne renouvela point son cri, car elle avait reconnu M. Louaisot son tuteur.Si elle ne l'avait pas reconnu tout de suite, c'est que le beau notaire était, en vérité, ce soir, différent de lui-même. Un gros paletot de campagne l'alourdissait et l'épaississait. Au lieu du galant jeune homme qui l'entourait, tant que durait le jour, de courtoisie et de respects affectueux, elle voyait ici quelque chose comme un surveillant fâcheux: un vrai tuteur de comédie. ”
“ Il me dit, et je n'oublierai jamais cela:—C'est bon de s'appuyer sur un cœur.Pauvre, pauvre Lucien! J'eus remords comme s'il m'eût reproché sa solitude.Au bout d'un instant, ses paupières humides découvrirent le profond regard de ses yeux. Il essaya de sourire, et reprit doucement:—Je ne mourrai pas encore de cette fois. Merci, Geoffroy. Je n'ai pas le droit de mourir. Tu peux me lâcher maintenant, je me tiendrai bien debout. En effet, il se mit sur ses pieds sans trop d'effort, après quoi il me serra la main en murmurant:—Ce n'est pas gai un ami comme moi. Merci encore. ”
“ J'ai toujours pensé que certaines femmes peuvent, quand elles le veulent, mettre une sourdine à leur beauté.Mais la beauté n'est rien, puisque cette merveilleuse Olympe avait été vaincue par Jeanne.—M. de Rœux, me dit-elle quand je fus assis en face d'elle avec les deux bougies de la table dans les yeux, nous sommes, vous et moi, de bien vieilles connaissances. J'ai sollicité le plaisir de vous voir parce que je vous crois le meilleur ami de M. Lucien Thibaut.—Vous ne vous êtes pas trompée, Mme la marquise, répondis-je. ”
“ Au moins, moi, je n'ai pas d'imagination.... Et j'ai été dans la tontine presque autant que lui, puisqu'il m'y tenait noyé jusque par-dessus la tête. C'est un homme habile, c'est un homme savant, c'est un homme terrible! Pas méchant, quand il ne s'agit pas de la tontine... mais capable de mettre le monde à feu et à sang pour la tontine. Il y en a là-dedans, du sang!Son doigt pointait le manuscrit.—Ah! fit-il en baissant la voix, c'était un joli ange que Mlle Olympe Barnod, la première fois que je la vis. ”
“ Pièce numéro 66 (Écriture de Lucien Thibaut.) 5 septembre 1865.À Geoffroy.Je devrais écrire plutôt «à moi-même», car c'est à moi que je parle.Je me marie demain. C'est demain que je serai le plus heureux des hommes. Dire comment je l'aime est impossible. Jamais femme ne fut adorée ainsi. Je crois qu'elle m'aime également du plus profond de son cœur. Elle a peur, et moi je tremble.Nous sommes fous. À moins que l'excès de la félicité ne ressemble à la souffrance.Olympe est là, devenant tous les jours plus pâle. Ses yeux ont étonnamment grandi. Elle est belle à inspirer de la terreur. ”
“ Je restais assis à la même place. J'avais encore sur mes genoux la feuille pliée en quatre qu'il y avait posée. L'agenda, le protêt et la photographie avaient disparu: M. Louaisot les avait serrés ensemble dans un tiroir fermant à clé.Non seulement l'idée de prendre connaissance de l'écrit de M. Louaisot ne m'était pas venue, mais je ne l'avais ni touché ni même regardé.Ce qui m'éveilla, ce fut la sonore chanson de la Normande qui avait entonné le Sire de Framboisy dans l'antichambre, en battant le par-dessus de son maître, à grand fracas. ”
“ Pendant que je me livrais à ce travail, Me Cressonneau poursuivait:—Vous n'êtes pas content, c'est clair. J'en suis sincèrement peiné. Mais si Jeanne Péry était innocente, pourquoi s'est-elle évadée?—Tout le monde n'est pas comme vous, M. l'avocat général, répondis-je. Il y a des gens assez peu éclairés pour croire aux erreurs judiciaires.—Bien riposté! mais voyons, maintenant que vous avez les mains pleines d'éléments nouveaux qui, selon vous, éclairent la question comme si un rayon de soleil passait au travers, pourquoi Jeanne Péry ne se présente-t-elle pas pour purger sa contumace? ”
“ Louaisot l'attira sur le bord de la grande route et se mit à lui parler tout bas.C'était par habitude de cachotterie ou pour la frime, car, cette nuit, je devais avoir sa confidence toute entière.Pour mon malheur, il le fallait bien. J'étais un outil. Le voleur ne peut rien cacher à la clef qui lui sert pour forcer la serrure.J'étais la clef cette nuit.Louette était une fille forte qui ne s'épouvantait de rien, sauf de la mort.Mais l'idée de la mort la tenait à la gorge.—Quand Madame est revenue du bois, dit-elle, elle l'a trouvé sur son séant, tout dressé. ”
Termes fréquents
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