Résumé

Paul Féval Paris, suite du Paradis des femmes (1873)

Au bout de deux ou trois minutes, le souffle de Chiffon se fit entendre distinctement.
Elle ne rouvrait pas les yeux.
Le docteur Sulpice s'était assis auprès d'elle sur la paillasse même. Il attendait. Ses yeux étaient fixés sur la jeune fille, et il semblait profondément préoccupé. Ce n'était pas la maladie. Le docteur savait et voyait que la crise allait aboutir à bien. S'il était possible de lire sur la physionomie d'un homme quelque expressive qu'on la puisse supposer, la nature exacte et précise de sa pensée, un observateur eût fait ici un travail curieux.
Source : Gallica

Paul Féval Paris, suite du Paradis des femmes (1873)

Sulpice la baisa au front et se dégagea de son étreinte.
— L'homme a sa destinée, dit-il, puisqu'il nous est donné d'entrevoir l'avenir. On ne peut deviner ainsi que ce qui est fixé d'avance dans l'ordre des volontés divines. La science m'a fait fataliste. J'irai : n'essayez pas de m'arrêter ; moi, je n'essaie plus de vous retenir. Vous m'avez désobéi par excès d'affection : je vous pardonne et je vous aime. Cependant, je vous le dis, Irène, si M. de Galleran se mêle de tout ceci, deux hommes mourront.
Irène recula effrayée. Le sourire du docteur devint plus triste.
Source : Gallica

Paul Féval Paris, suite du Paradis des femmes (1873)

Astrée remit le flambeau sur la table ; elle gardait un sourire tranquille et fier.
— Vous ne pouvez pas m'effrayer, ami Jean, dit-elle ; je ne connais pas de femme plus belle que moi.
— Es-tu assurée qu'il t'aime ? demanda le bonhomme.
— Je le crois.
— Voilà tout?
Astrée réfléchit un instant. Un nuage passait sur son front.
— Si j'en étais sûre, murmura-t-elle, aurais-je besoin des millions du pauvre duc?
— Voilà comme quoi, dit Jean Touril, le sort de ce malheureux roi Truffe dépend du caprice d'un jeune polka. Une chaumière et ton cœur ne suffisent pas à ce jouvenceau, hé?
Source : Gallica

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