François Bernadi

Résumé

François Bernadi Au temps des Mongols : roman (1990)

Le soir en rentrant à la maison, j'ai posé la marmite près de la cuisinière, avec la chaleur le lézard s'est réveillé et lorsque ma femme a enlevé le couvercle, la bête a bondi !
Et ma femme a été à deux doigts de la mort !
Tout ça, c'est vous qui le dites, mais rien ne prouve que j'y sois pour quelque chose, moi.
L'homme aux yeux rouges eut un haut-le-corps, il tendit son index sous le nez de Sébastien. La colère vibrait dans sa voix.
— Toi, tu es le plus fautif, l'impardonnable ! Avec les mains en or et le bien que tu as, tu n'es qu'un destructeur. Tu n'as pas honte ?
Source : Gallica

François Bernadi Au temps des Mongols : roman (1990)

Tout à coup, bien qu'au dehors la nuit fût toujours aussi noire, Sébastien sentit l'aube toute proche. Il alluma le feu et prépara le café à la lueur des flammes. Ce n'était pas l'odeur de vrai café qu'exhalait la vapeur au-dessus du filtre, mais ce matin-là, elle lui fut agréable.
— Sé, Sé ! Mais t'entends pas le bruit de la mer ? On ne peut pas aller se noyer pour rien ! gémit Al Turc lorsque Sébastien le secoua.
— Elle remue, c'est tout. Crois-mois, Turc, La Chine l'a dit.
Al Turc, encore ensommeillé, avala un bol de café chaud et se roula une fine cigarette en marmonnant.
Source : Gallica

François Bernadi Au temps des Mongols : roman (1990)

Tout le long de la plage, elle dresse des vagues hautes d'une brasse et les abat d'un coup. Elle piaffe déjà de colère, la mer. Dans deux heures, la tempête entrera dans le port. Les grandes vagues rapprocheront l'horizon de la terre. Je ne sais combien de jours elle durera, mais plus elle sera longue, plus tu prendras de poisson. Alors, un de ces soirs, je te dirai : «Ça y est ! Embarque tes filets, petit !». Mais c'est demain à l'aube que tu dois les préparer, prêts à être embarqués. Travaille sans bruit et la porte bien fermée. Surtout, que personne de la rue ne se doute de rien.
Source : Gallica

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