Delly, Le testament de M. d'Erquoy (1944)
“ Ernestine s'agrippa à la devanture de la charcuterie. Il lui semblait soudain que tout tournait autour d'elle. — Allons, viens ! dit la vieille ravaudeuse avec une brusque compassion en lui saisissant le bras. Tu seras mieux chez toi. Elle se laissa emmener, presque inconsciente. On la regardait beaucoup, mais elle ne voyait plus rien. Quand elle fut chez elle, elle se laissa machinalement choir sur une chaise, en croisant sur sa vieille jupe ses mains tremblantes. — Faut pas te faire trop de tracas, vois-tu, dit Catherine. ”
