Ariadne

Définition et enjeux

Tommaso Piroli,  Antiquités d'Herculanum, Tome II. Peintures

“ Ariadne, tranquille encore, goûte les douceurs du sommeil; elle est couchée sur un matelas à l'ombre d'une tente, la tête appuyée sur un oreiller blanc, les cheveux retenus par une bandelette et les bras parés de bracelets. Rarement une peinture antique, un monument ne se retrouve pas dans quelques passages des anciens: «Vois, dit Philostrate, vois Ariadne, ou plutôt le sommeil lui-même; à moitié nue; vois son sein, son cou renversé, sa gorge délicate; son aisselle droite est découverte, sa main gauche s'appuie sur la draperie, afin que le vent ne puisse pas dévoiler ce qui doit rester caché». ”
Source : Gutenberg

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville,  Ariadne (1879)

“ Sa voix magnifique fit frémir les cordes du piano dans des accents de tendresse exaltée qu'elle n'avait jamais soupçonnée.
— Il y a donc autre chose que l'art! se dit Ariadne vaincue, en sentant pénétrer en elle la douceur d'un sentiment qui amollissait les fibres trop tendues de son àme. Je ne m'appartiens plus.
S'il le voulait, je renoncerais au théâlre.
C'était le plus grand sacrifice qu'Ariadne put faire; elle l'offrit à Constantin dans le fond de son
cœur, mais personne n'en eut connaissance, car les résolutions d'Ariadne étaient un secret entre elle et sa conscience.
”
Source : Gallica

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville,  Ariadne

“ Ariadne sentit un flot de larmes inonder soudain son visage, sans qu'elle pût savoir comment elles étaient montées à ses yeux.
—Ma pauvre enfant! répéta madame Sékourof, dépêchons-nous, le plus tôt sera le mieux.
Ariadne voulut se mettre sur son séant, mais la tête lui tournait; elle étendit instinctivement la main pour chercher un appui; une main brûlante saisit la sienne, et un bras vigoureux la soutint; surprise, elle tourna la tête.
—Olga! dit-elle, toi, ici, près de moi! mais je suis chassée!
”
Source : Gutenberg

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