Résumé

Tommaso Piroli Antiquités d'Herculanum, Tome II. Peintures

Il semble que le peintre ait voulu employer tout son art et se surpasser lui-même, en représentant sous des traits si aimables cette Muse consacrée à l'Amour et qui lui doit son nom; il l'a sans doute invoquée; inspiré et plein d'elle même, il a retracé son image. Elle est vêtue d'une tunique rose avec une bordure bleue; son manteau, d'une teinte verdâtre, voltige agréablement derrière elle, forme sur le devant des plis en forme de ceinture, et retombe avec grâce en accusant ses formes; une tresse de cheveux s'échappe sous sa couronne de laurier
Source : Gutenberg

Tommaso Piroli Antiquités d'Herculanum, Tome II. Peintures

L'inspiration et la divinité règnent dans cette belle figure d'Apollon. Le Dieu se repose et médite de nouveaux chants; sa tête est environnée d'un cercle lumineux (nimbus) ; ses cheveux flottans sont ceints d'une couronne de laurier; une chlamyde violette, attachée sur les épaules, laisse en liberté son bras droit et découvre une partie de ce beau corps où brille la jeunesse; sa lyre, appuyée sur un autel recouvert d'une draperie, conserve sa forme primitive et encore grossière: la lyre fut d'abord formée d'une tête de taureau dépouillée
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Tommaso Piroli Antiquités d'Herculanum, Tome II. Peintures

Ariadne, tranquille encore, goûte les douceurs du sommeil; elle est couchée sur un matelas à l'ombre d'une tente, la tête appuyée sur un oreiller blanc, les cheveux retenus par une bandelette et les bras parés de bracelets. Rarement une peinture antique, un monument ne se retrouve pas dans quelques passages des anciens: «Vois, dit Philostrate, vois Ariadne, ou plutôt le sommeil lui-même; à moitié nue; vois son sein, son cou renversé, sa gorge délicate; son aisselle droite est découverte, sa main gauche s'appuie sur la draperie, afin que le vent ne puisse pas dévoiler ce qui doit rester caché».
Source : Gutenberg

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