“ Le brouillard s'éclaircissait; on voyait déjà une lueur jaune dans le ciel qui indiquait l'endroit où brillait le soleil.—Ariadne! cria la voix plus mâle de Constantin.La brume s'enleva de terre, légère et molle, en tournoyant sur elle-même; les deux jeunes gens furent debout en un clin d'œil; leurs regards se tournèrent vers la place où la silhouette d'Ariadne se détachait sur le ciel... Il n'y avait plus rien...Glacé d'horreur, Constantin se traîna, en rampant sur le gazon, jusqu'au bord de la falaise.—Va-t'en! va-t'en! cria-t-il à Olga, qui voulait le suivre. Va-t'en! ”
Henry Gréville
Résumé
“Ariadne”, est une œuvre de Henry Gréville. Des thèmes tels que Ariadne, Olga ou Ladof y sont abordés.
Citations de Ariadne (Henry Gréville)
Henry Gréville,
Ariadne
(1879)
“ La cloche sonnait, la noble délinquante serra vigoureusement dans ses bras la Grabinof stupéfaite, lui passa au poignet un cercle d'or qu'elle venait de détacher de son bras, et, dans sa précipitation, ne manqua point de pincer dans le fermoir un peu de la peau sèche et flasque de la dame de classe. Un petit cri de douleur, un autre petit cri d'effroi, des excuses, des baisers, quelques promesses, et, avec une précipitation fiévreuse, toutes les demoiselles s'élancèrent dans le promenoir, où le professeur, chauve et majestueux, apparaissait déjà, prêt à franchir le seuil de la classe. ”
Henry Gréville,
Ariadne
(1879)
“ Cependant, ces jeunes gens dont le plus âgé n'avait pas vingt ans, avons-nous dit, ces jeunes filles que leur genre de vie livrait pieds et poings liés à la séduction, ne franchissaient pas les limites d'une gaminerie un peu forte. Ils étaient amenés là non par un amour idéal, non même par un entraînement moins pur, mais simplement par révolte contre la loi, la règle, par amour du fruit défendu, par plaisir de tromper qui de droit. C'était le triomphe de la perversité, mais de la perversité enfantine. — Il est temps de remonter, dit Olga; c'est l'heure où madame Banz éternue. ”
