Julie Gouraud, Cousine Marie (2e édition) (1879)
“ Depuis le jour où j'ai cessé d'avoir ce qu'on appelle des succès, j'ai ressenti un chagrin, dont toi, sage enfant, tu ne peux avoir l'idée. Avoir été belle et ne plus l'être, c'est une défaite que je n'ai pas eu la force de supporter. La beauté est un don fatal. — Ne dis pas cela; les anges sont beaux. La beauté est l'œuvre de Dieu, c'est notre orgueil qui gâte tout. — Marie, tu es charmante, mais tu ne peux t'imaginer à quel point une femme peut être vaine de la beauté de son visage, et encore moins de la douleur qu'elle ressent lorsque sa beauté a disparu. ”
