Résumé

Julie Gouraud Cécile, ou la Petite soeur, par Mlle Julie Gouraud… (1869)

Cécile a disparu : ses frères l'appellent, la cherchent et la trouvent agenouillée devant le portrait de sa mère. Elle rougit, ses yeux sont brillants de larmes. Maurice et Charles déposent un baiser sur son front et l'emmènent en silence.
Modeste enveloppe Cécile d'une moelleuse pelisse de satin, reste des splendeurs du passé, lui recommande de ne pas boire ayant chaud, et l'aide à s'asseoir sans chiffonner sa robe.
Les voilà partis !
Heureuse et confiante, la petite sœur ne s'inquiète pas des cahots; Maurice et Charles l'escortent de chaque côté de la voiture. La lune protège le voyage.
Source : Gallica

Julie Gouraud Cécile, ou la Petite soeur, par Mlle Julie Gouraud… (1869)

CÉCILE.
Augustin prétend que les meilleurs fruits du monde sont aux Indes. Est-ce vrai?
M. LHALLIER.
Il est certain que l'Inde a des fruits délicieux et
merveilleux : le nanka, espèce de pomme de pin, qui a le goût de fromage à la crème; les bananes, le mangoustan à l'écorce violette à la surface, rouge sang à l'intérieur et la pulpe blanche, mais dont on ne saurait dire le goût, plus fin que celui de notre raisin, d'une fraîcheur, d'une saveur qui en font le premier fruit du monde.
Source : Gallica

Julie Gouraud Cécile, ou la Petite soeur, par Mlle Julie Gouraud… (1869)

Maurice, tu remercieras Mme Delorme d'avoir pensé à moi.
CHARLES.
Petite sœur, tu iras en soirée; j'ai des économies, et elles te sont destinées. Pas de réplique; tu travailles assez, tu gagnes assez d'argent avec tes petites mains pour que tu aies une distraction.
CÉCILE.
Charles, cet argent pourrait être employé plus utilement.
CHARLES.
Ma chère, ta morale ne me fait aucune impression : tu iras chez Mme Delorme. Dès demain, Modeste te conduira à la ville, et vous irez choisir une robe blanche chez Mme Priot.
Source : Gallica

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