Roger Ballu

Élements biographiques

Portrait de Roger Ballu Roger Ballu,  L'oeuvre de Barye (1890)

“ Sortis de son atelier, le fauve qui rugit, l'oiseau qui prend son essor, le reptile qui s'enroule et rampe, n'éveillent pas en nous que la seule et simple image d'un animal quelconque : c'est la nature animée, frémissante, en pleine intensité de vie, qui nous apparaît dans une de ses manifestations particulières, et ce spectacle d'un membre tendu comme un ressort, d'une poitrine développée, d'une croupe impatiente, a tant de puissance et d'éloquente grandeur, que la forme humaine n'aurait pas évoqué d'une manière plus complète le sentiment de la beauté. ”
Source : Gallica

Portrait de Roger Ballu Roger Ballu,  Une vie d'artiste : étude de moeurs contemporaines (1885)

“ En bas, les halles étaient en plein mouvement. Au milieu du brouhaha des voix, d'où sortaient par instants des cris aigus, ou des appels retentissants, des milliers de voitures qui roulaient sur le pavé, faisaient un grondement sourd, ininterrompu.
Mais, ce n'était déjà plus pour Jacques l'impression ahurissante qu'il avait eue à son arrivée; au-dessus de l'indistincte confusion des bruits, les grelots, les clochettes des chevaux de maraîchers, lançaient leurs notes fines, claires, sonores, et ce tintement faisait comme une joyeuse musique dans la gaieté du matin.
”
Source : Gallica

Portrait de Roger Ballu Roger Ballu,  La peinture au Salon de 1880 : les peintres émus… (1880)

“ Supposez un cadre ouvert sur la campagne : une jeune fille est là qui mène paître des moutons; plus loin des arbres s'élèvent dont on ne voit ni les cîmes, ni le feuillage; dans le fond s'étendent des près jaunissants; voilà tout. La figure, vue de profil, est d'une silhouette souple et naturelle, sans affectation de réalité ou d'élégance. Elle marche inconsciente devant elle, et sa pensée indécise se perd dans la contemplation de ce qui l'entoure. Mais, ce qui se soustrait à la description et à l'analyse, c'est cette plénitude de poésie qui s'exhale de la toile comme un parfum pénétrant. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature