Roger Ballu,
L'oeuvre de Barye
(1890)
“ Sortis de son atelier, le fauve qui rugit, l'oiseau qui prend son essor, le reptile qui s'enroule et rampe, n'éveillent pas en nous que la seule et simple image d'un animal quelconque : c'est la nature animée, frémissante, en pleine intensité de vie, qui nous apparaît dans une de ses manifestations particulières, et ce spectacle d'un membre tendu comme un ressort, d'une poitrine développée, d'une croupe impatiente, a tant de puissance et d'éloquente grandeur, que la forme humaine n'aurait pas évoqué d'une manière plus complète le sentiment de la beauté. ”

