L. Guérin de Ladvèze

Élements biographiques

L. Guérin de Ladvèze En cheveux blonds et en cheveux noirs (1857)

Comme toi dans ma vie un ange au front céleste De mes jours disputés empoisonna le reste; Un seul jour son amour âme et cœur m'inonda, Comme ta jeune amante aux bords de Procida !
Un seul jour son regard, sans nuage et sans voile, Se leva sur le mien comme une douce étoile; Un seul jour, à ses pieds, par sa beauté saisi, Elle, rêvant d'amour, et moi, d'amour aussi,
J'entourai de mes bras ce corps svelte, sans même Oser laisser tomber à ses deux pieds : « Je t'aime ! »
Mais le soir de ce jour, — assis près des jasmins, Sa tête à mon épaule et sa taille à mes mains
Source : Gallica

L. Guérin de Ladvèze En cheveux blonds et en cheveux noirs (1857)

Car, sachez-le bien, vous qui n'avez eu qu'en rêve Un de ces êtres purs qu'un souffle vous enlève, Quand de ses bras tremblants la désolante mort L'arrache, et dans la tombe et le roule et l'endort; Qu'elle ne l'entend plus plaintivement lui dire : « Mère! » Et de son regard à son regard sourire; Lorsqu'elle ne sent plus son cœur battre à son sein;
Qu'elle ne peut, au chant d'un doux et gai refrain, Boucler et déboucler sa chevelure blonde, Que lui sont et la terre et le ciel et le monde!
Source : Gallica

L. Guérin de Ladvèze En cheveux blonds et en cheveux noirs (1857)

« Ne crains pas un hideux regard, « Ni que ma main, faible et tremblante, « Ait pour toi l'acier du poignard !
« Je veux te ravir à l'orage « Du simoun ou de l'oiseleur.
« Il faut ton trésor à mon âge, « Comme à, la branche toute -en fleur; « Et si tu pleures de ta mère, a Jeune oiseau, le touchant amour, « Ma sœur, doux ange, a ma prière, « Deviendra ta mère à son tour. »
Il dit; et dans le bois superbe Entre et croit voir, à chaque instant, Le serpent ondulant dans l'herbe, Et le nid sur l'arbre géant.
Quand au pied d'un arbre, il lui semble Entendre une voix gazouiller
Source : Gallica

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