Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ L'affreux souffle sortant du gouffre, la colère D'un trou prodigieux et perpendiculaire, Séparent le sentier de l'antre. Pas de pont. Rien. La chute où l'écho tumultueux répond. Les antres, là, sont sûrs ; les abîmes les gardent ; Les deux escarpements ténébreux se regardent ; À peine, en haut, voit-on un frêle jour qui point. La fente épouvantable est étroite à ce point Qu'on pourrait du sentier parler à la caverne ; On cause ainsi d'un mur à l'autre de l'Averne. Un sentier, mais jamais de passants. Dans ces monts, Le sol n'est que granits, herbes, glaces, limons ”
