Résumé

Edme Collot Études sur la question du défrichement… (1854)

Nous avons dit généralement avec intention, parce qu'il existe, dans certains coins privilégiés de notre pays, des terres tellement fertiles ou fertilisées par le travail, surchargées d'une population tellement intense, que là c'est la terre qui manque au travail et non le travail qui manque à la terre ; ce n'est plus de la culture proprement dite, c'est du jardinage, quelque chose enfin qui se rapproche des récits qu'on nous fait de l'agriculture chinoise, où l'engrais humain remplace le fumier des bestiaux.
Source : Gallica

Edme Collot Études sur la question du défrichement… (1854)

Un autre impôt atteint directement le bois dans son produit, c'est l'impôt mobile et toujours grandissant de l'octroi, de l'octroi qui laisse passer le pain, souvent les légumes et les fruits, toujours les chanvres, les lins, les laines, les vêtements, et qui frappe si rudement le bois.; comme si le bois n'était pas, aussi bien que le pain, les légumes, etc., un objet de première nécessité ; comme si on pouvait faire du pain sans le bois, se nourrir sans le bois, comme si, en un mot, on pouvait se passer de combustible !
Source : Gallica

Edme Collot Études sur la question du défrichement… (1854)

Car le bois n'est pas un produit annuel, c'est un revenu qu'il faut attendre vingt ans environ pour les taillis, cent vingt à cent cinquante ans pour les futaies; et cela est bien long !
Car on'se laisse tenter par la fertilité amassée pendant des siècles de repos et parles deux ou trois bonnes récoltes à espérer; Car la prodigalité, l'avarice même, l'ambition, le luxe, toutes les passions, en un mot, poussent au défrichement ; Car les besoins imprévus, les pertes, les grands désastres veulent défricher ; Car l'inconstance, l'activité, l'avidité veulent défricher
Source : Gallica

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