Jules-Léandre Pichery

Résumé

Jules-Léandre Pichery Économie politique. La Situation… (1848)

Il existe un capital réel, vrai, productif, le sol, c'est l'oeuvre de Dieu, Dieu seul crée. L'homme n'a pas mission, n'a pas puissance de créer ; il sait trouver... il dispose, il transforme, mais il ne crée pas. Il s'est fait industriel. Pour jouir plus vite de la vie, pour amasser plus vite des richesses, il inventa l'industrie. L'industrie a rendu d'immenses services aux sciences et aux-arts ; elle à doublé nos jouissances, elle a fait découvrir une foule de moyens ingénieux qui diminuent le travail de l'homme.
Source : Gallica

Jules-Léandre Pichery Économie politique. La Situation… (1848)

Le progrès est illimité, nous le voulons utile ; l'industrie est nécessaire, nous la voulons sage et dans de justes bornes. Si elle nous fait jouir de nombreux avantages, elle entretient des calamités plus grandes encore. Pour faciliter les transactions, on a adopté un métal auquel on a assigné une valeur conventionnelle ; ce métal n'est que représentatif, l'industrie l'a rendu productif; rendre productif un objet qui ne produit pas, c'est manger son blé en herbe, c'est dépenser avant d'avoir acquis ; c'était établir un deuxième capital, un capital fictif à côté du capital réel.
Source : Gallica

Jules-Léandre Pichery Économie politique. La Situation… (1848)

Enfin, si l'industrie créait la richesse et rendait les peuples heureux, le peuple anglais serait le peuple le plus heureux de la terre ; d'où vient que les trois quarts de ses habitants sont couverts de haillons et manquent du nécessaire.
Si j'appuie aussi longuement sur l'industrie, c'est que je n'ignore pas toutes les difficultés à surmonter, toutes les oppositions que je rencontrerai, tous les intérêts qui se croiront froissés. L'industrie est parée d'une ceinture aux couleurs vives; les diamants qui ceignent son front ne sont que des pierres fausses.
Source : Gallica

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