Résumé

Gustave Rambot Du Recensement de 1846, sous le rapport des subsistances… (1847)

Un recensement de la population, n'offrant à l'homme superficiel qu'un aride et dégoûtant tableau de chiffres, ouvre au penseur un champ infini de méditations. Les moralistes, les physiologistes, les économistes et les publicistes y puisent des enseignements plus solides que dans toutes les polémiques, que dans tous les discours inspirés par l'impression du moment. Un recensement jette la lumière non seulement sur le passé et sur le présent, mais encore sur l'avenir.
Source : Gallica

Gustave Rambot Du Recensement de 1846, sous le rapport des subsistances… (1847)

Comme l'homme est un animal raisonnable, il s'ensuit qu'il raisonne ; mais il ne s'ensuit pas qu'il raisonne toujours juste, d'autant plus qu'il est sujet à s'engouer, à s'effrayer ou à s'endormir. Il est résulté de cette triple disposition que les calculs de Malthus sur les probabilités d'un accroissement excessif de population, jetèrent d'abord l'effroi en Angleterre et en France. Les savants croyaient voir arriver bientôt le moment où les hommes seraient obligés à se dévorer pour vivre, ce qui aurait constitué un système économique plus désagréable encore que l'émigration!
Source : Gallica

Gustave Rambot Du Recensement de 1846, sous le rapport des subsistances… (1847)

Ces divers cas, déterminant le cultivateur à quitter ses habitudes, amènent l'abandon d'une contrée et la concentration sur une autre de nombreux étrangers qui composent une population factice, mobile, vagabonde, sans lien, sans crédit, exposée à la honte de la mendicité dès la moindre suspension de travail.
L'abandon de la culture par la classe des cultivateurs , le mépris de l'état de paysan par le paysan, sont un des inconvénients les plus graves pour l'ordre social. Rome, gâtée par le luxe et par une fausse direction dans les moeurs, avait vu ses terres abandonnées par les cultivateurs.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature