Résumé

L. de Lavergne Origines de l’économie politique - Quesnay et ses maximes

Le commerce et l’industrie, disait Rousseau, attirent dans les capitales tout l’argent de la campagne, et l’impôt détruisant la proportion qui pouvait se trouver entre les besoins du laboureur et le prix de son blé, l’argent vient sans cesse et ne s’en retourne jamais ; plus la ville est riche, plus le pays est misérable. N’est-ce pas attaquer la subsistance de l’état jusque dans sa source ? N’est-ce pas travailler aussi directement que possible à dépeupler le pays et par conséquent à le ruiner, car il n’y a point pour une nation de pire disette que celle des hommes ?
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L. de Lavergne Origines de l’économie politique - Quesnay et ses maximes

Pour que l’impôt soit légitime, il faut qu’il soit assis sur le revenu ; or il n’y a de revenu, c’est-à-dire de reproduction, que dans le sol : c’est donc sur le produit net du sol que doit peser l’impôt. Cette théorie fait peser tout le fardeau des charges publiques sur une seule catégorie de contribuables, les propriétaires fonciers ; mais elle a en même temps de sérieux avantages en ce qu’elle assigne à l’impôt une limite qu’il ne peut dépasser, et en ce qu’elle économise les frais de perception.
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L. de Lavergne Origines de l’économie politique - Quesnay et ses maximes

L’étude de la jurisprudence humaine ne suffit pas pour former les hommes d’état ; il est nécessaire que ceux qui se destinent aux emplois de l’administration soient assujettis à l’étude de l’ordre naturel le plus avantageux aux hommes réunis en société. Il est encore nécessaire que les connaissances pratiques et lumineuses que la nation acquiert par l’expérience et la réflexion se réunissent à la science générale du gouvernement, afin que l’autorité souveraine, toujours éclairée par l’évidence, institue les meilleures lois et les fasse observer exactement pour la sûreté de tous.
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