Amédée Pommier

Résumé

Amédée Pommier Paris : poème humouristique (1866)

Vous qui voulez vivre tranquille, Au centre bruyant de la ville Gardez-vous de vous installer.
La rive droite, ventre obèse, Qui toujours davantage pèse, A comme une ardeur de fournaise.
Ce n'est point là qu'il faut aller.
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Mais, sur l'honnête rive gauche, Quand on a passé l'Odéon, Loin des brasiers de la débauche, Sur les hauteurs du Panthéon,
Dans ces paisibles latitudes, Il est encor des solitudes, Séjour des vieilles habitudes, Pays des modestes foyers, De l'humble pension bourgeoise, De l'existence villageoise, Et de la mode si courtoise De ne point hausser les loyers.
Source : Gallica

Amédée Pommier Paris : poème humouristique (1866)

Plus ou moins de superficie Ou de moellon accumulé.
Le poids moral, non la matière, Fait qu'une ville est la première, Et Paris, foyer de lumière, Par son génie est centuplé.
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Là sont nés Molière et Voltaire, Ces deux titans, dont les écrits Semblent le fanal de la terre, La capitale des esprits; L'un, miroir de la vie humaine, Qui du cœur a fait son domaine, Qui s'y complaît, qui s'y promène En roi;, de l'un à l'autre bout; Le second, vraie abeille errante, Que rien ne trouve indifférente, Flamme inquiète et dévorante, Infatigable touche-à-tmit.
Source : Gallica

Amédée Pommier Paris : poème humouristique (1867)

Si la foule vous déconcerte, Si vous n'avez la jambe alerte, L'esprit présent, l'oreille ouverte, Et des yeux derrière et devant, Vous aurez d'atroces fractures, Vous périrez dans les tortures, Grâce à ces milliers de voitures, Pires qu'un tourbillon de vent.
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Le soir, ces lanternes qui courent, Qui se croisent dans tous les sens, - Qui vous pressent, qui vous entourent De leurs zigzags éblouissants, Ce bruit, ce mouvement rapide De chars venant à toute bride, Peuvent, même au plus intrépide, Causer un vertige fatal.
On veut s'enfuir, on glisse, on butte
Source : Gallica

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