Franck Pilatte, Les Maritimes, poésies... (1888)
“ A M. le Comte Mosselman v 'OYEZ-vous, un navire est un être vivant. Il frémit à tel point sous la lame et le vent Qu'il vous fait éprouver ses frissons à vous-même ; Mais il faut, pour cela, qu'on le connaisse et l'aime, Et qu'il sente la main d'un maître au gouvernail. Qu'un bon marin le tienne et le force au travail, Quand il fait bonne brise et que la voile est pleine, Vous verrez émerger sa luisante carène, Vous verrez ses espars fléchir élégamment Et le yacht déluré glisser en se jouant Sur l'eau, qui le caresse et baise son étrave. ”
