Résumé

J. de Lansac God-Run, histoire et contes maritimes… (1832)

Chaque soldat avait à se lutter contre un nombre triple de guerriers; ils se défendirent comme des lions. Corps à corps, la lance devenait inutile, le poignard seul décidait de la vie ou de la mort des adversaires. Combien d'Anglais, en plongeant le fer dans le coeur des Danois, tombèrent morts sur le cadavre de leur ennemi! God-Run se portait où les siens pliaient, et relevait leur courage en écrasant de sa hache meurtrière les plus hardis des soldats ennemis.
Source : Gallica

J. de Lansac God-Run, histoire et contes maritimes… (1832)

Mais ses blessures qui le retiennent dans la chaumière !
— O ma pauvre mère! s'écrie-t-il. Les sanglots s'échappent de sa poitrine ; sa tête retombe ; et affaibli par la perte de sang qui coule de sa blessure, il s'endort en rêvant à celle qu'il aime tant.
Deux guerriers entrèrent, et parlèrent au roi. Aussitôt il ouvre l'armoire qui renfermait ses armes ; il revêt son armure, son casque, ceint son épée. — Je ne l'abandonne plus, dit-il, que je n'aie reconquis la couronne d'Angleterre!..
Il partit, suivi dix pêcheur, laissant sa femme avec la sorcière.
Source : Gallica

J. de Lansac God-Run, histoire et contes maritimes… (1832)

Les matelots, fiers d'arracher leur capitaine à ce lieu de délices, rament avec ardeur : le canot cède à leurs efforts et fend la mer avec la rapidité de l'éclair.
Déjà ils abordent le brick... Le corsaire monte à bord ; deux coups de sifflet, deux matelots le chapeau à la main... voilà un port d'armes à bord,
— Amis ! s'écrie-t-il, le vent nous favorise; le brick est fin voilier, dans cinq heures nous aurons gagné cette maudite corvette anglaise : il faut couler ou la prendre ; s'il en est un parmi vous qui ait peur, qu'il descende, le canot le conduira à terre...
Source : Gallica

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