Résumé

Considérations diverses sur le matériel de la marine française et de la marine anglaise (1833)

Les bâtiments anglais ne seraient-ils pas assez stables ? Il est difficile de le préjuger, car en général ils portent beaucoup de voiles. Ont-ils trop de hauteur de batterie, puisque l'on sait que généralement ils en ont plus que nous ? ou bien nous-mêmes en conservons-nous assez? Le poids de notre exposant de charge est-il toujours exactement apprécié? Notre excès de lest a-t-il exclusivement sa justification dans l'élévation et dans tout le système de notre mâture et de notre voilure, enfin dans un plus grand poids, s'il existe, des œuvres-mortes et aussi de l'artillerie ?
Source : Gallica

Considérations diverses sur le matériel de la marine française et de la marine anglaise (1833)

Le petit mât de hune surtout, à bord de nos anciens bâtiments particulièrement, devenait très-difficile à consolider.
Pour le gréement comme pour d'autres parties de l'installation et du service en général, on est frappé des différences notables qui se remarquent de port à port, et même de bâtiment à bâtiment; c'est que jusqu'ici les règlements, quelle qu'en puisse être la cause, ont été impuissants pour ramener à l'uniformité, et pour vaincre partout une sorte d'indépendance individuelle aussi préjudiciable à la prompte facilité d'un armement qu'à l'économie.
Source : Gallica

Considérations diverses sur le matériel de la marine française et de la marine anglaise (1833)

En résumé, les Anglais coupent les voiles mieux que nous, d'après des idées que nous connaissons, mais que nous ne suivons pas toujours; ils les façonnent mieux que nos voiliers, parce qu'ils apprécient plus exactement les modifications que devra plus tard éprouver la toile : enfin ils ont à opérer sur un
tissu beaucoup moins grossier, beaucoup plus serré et ainsi moins susceptible de ces grandes variations de mesures qui déroutent tous les calculs. Il se peut aussi que dans ce sens la très-grande supériorité de force de la trame anglaise sur la chaîne soit une condition favorable.
Source : Gallica

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