Verge (navale)

Définition et enjeux

Edmond Pâris L'Art naval à l'exposition universelle de Londres de 1862… (1863)

Elle est adoptée sur les navires de commerce où les moyens mécaniques sont une source de profits, en ce qu'ils évitent un personnel nombreux. Les figures 1, 2, 3 et 4, Planche VI, en donnent une idée; la verge tourne dans deux anneaux BB (fig. 3) tenus au racage, elle porte au milieu un anneau à empreintes DD comme le cabestan Barbottin : l'itague eu chaîne AB (fig. 1) passe en dessous, mais au lieu de faire dormant par une de ses extrémités sous les barres de perroquet, elle a deux drisses ordinaires; de sorte qu'en hâlant l'une et filant l'autre on fait tourner la vergue.
Source : Gallica

Phocion-Aristide-Paulin Verdier Nouveau manuel complet de marine…

Leur dormant se fait aux hersiaux placés en garnissant la voile, de là elles se dirigent sur l'avant de la voile, dans des poulies frappées sur l'avant de la vergue, puis dans des poulies aiguilletées à des pitons sur les traversins de l'avant de la hune, et descendent le long du mât, où elles s'amarrent aux cabillots du râtelier de manœuvre, après avoir passé dans les marionnettes.
Source : Gutenberg

Roger Vittu de Kerraoul Manuel du manoeuvrier : à l'usage des élèves de l'École navale et de l'École d'application… (1891)

Changer le beaupré au moyen de la vergue de misaine poussée en bataille. — A bord d'un navire armé, en cours de campagne, on peut avoir besoin de changer un bas mât avarié ; cette opération ne peut s'exécuter pour le grand mât et le mât de misaine qu'au moyen de bigues; pour le beaupré ou le mât d'artimon, si la distance des mâts n'est
pas trop grande, comme sur les anciens bâtiments à voiles, on peut employer une basse vergue poussée en bataille.
Source : Gallica

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