Jurien de La Gravière, Souvenirs d’un Amiral, seconde partie…
“ Si la France ne voulait pas se contenter d’un hommage de vassalité dérisoire, il fallait qu’elle se préparât à faire valoir ses droits sur Saint-Domingue les armes à la main. Certes on ne pouvait attendre du premier consul que, dégagé de toute préoccupation du côté du continent, ayant à sa disposition une armée et une flotte impatientes, il renonçât comme à plaisir à l’un des plus beaux apanages de l’ancienne monarchie. L’opinion publique le pressait de restaurer notre commerce maritime, de prendre sous sa garde tant d’intérêts follement ou cruellement sacrifiés par la révolution. ”
