Résumé

Jurien de La Gravière Souvenirs d’un Amiral, première partie…

Privés du commerce des esclaves, les nègres d’Annamabou et du Cap-Coast se sont, depuis l’époque où je visitai l’Afrique, adonnés, comme ceux d’El-Mina, au commerce de l’huile de palme et de la poudre d’or. La population noire d’Annamabou compte encore aujourd’hui trois ou quatre mille âmes. La tribu des Ashantis est devenue la plus redoutable tribu de la côte occidentale d’Afrique, et serait sans rivale si l’empire despotique du roi de Dahomey, après s’être étendu jusqu’au golfe de Bénin, n’eût grandi plus rapidement encore que cette république fédérative.
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Jurien de La Gravière Souvenirs d’un Amiral, première partie…

C’est ainsi que l’humanité marche où Dieu la dirige, insouciante des ruines qu’elle laisse sur son passage. Qui se souvient aujourd’hui des colons de Saint-Domingue ? Qui voudrait accorder encore quelque intérêt à leur sort ?
Cette admirable colonie, que l’Angleterre nous enviait, et qui faisait notre orgueil, n’a compté en réalité qu’un siècle d’existence, de 1690 à 1791 : elle a eu le développement hâtif et la fin prématurée de tout ce qui grandit sous les tropiques.
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Jurien de La Gravière Souvenirs d’un Amiral, première partie…

Le nombre des perroquets gris à queue rouge, des perruches-moineaux à tête écarlate, s’accroissait tous les jours à bord, et cette cohue babillarde, qui semblait avoir pris possession de l’entre-pont et de la batterie, ne contribuait pas peu à donner à notre frégate une parfaite ressemblance avec l’arche de Noé. Nous atteignîmes enfin dans les premiers jours de juillet le golfe de Bénin, et nous jetâmes l’ancre devant Whydah, entre l’embouchure de la Volta, distante de Whydah d’une vingtaine de lieues, et les rivières qui viennent se décharger à travers de vastes marécages à Lagos.
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