Jurien de La Gravière, Souvenirs d’un Amiral, première partie…
“ Privés du commerce des esclaves, les nègres d’Annamabou et du Cap-Coast se sont, depuis l’époque où je visitai l’Afrique, adonnés, comme ceux d’El-Mina, au commerce de l’huile de palme et de la poudre d’or. La population noire d’Annamabou compte encore aujourd’hui trois ou quatre mille âmes. La tribu des Ashantis est devenue la plus redoutable tribu de la côte occidentale d’Afrique, et serait sans rivale si l’empire despotique du roi de Dahomey, après s’être étendu jusqu’au golfe de Bénin, n’eût grandi plus rapidement encore que cette république fédérative. ”
