Edmond Pâris

Élements biographiques

Edmond Pâris L'Art naval à l'exposition universelle de Londres de 1862… (1863)

Si une fée avait garanti quarante-huit heures de calme, la flottille franchissait la Manche en apercevant les voiles immobiles à l'horizon et en utilisant ses rames, qui manquaient aux vaisseaux, cela était vrai; mais avec la vapeur s'il n'y a plus de calme pour l'un, il n'y en a pas non plus pour l'autre, et les coups de main jadis possibles, ne le sont plus. Le télégraphe électrique appellerait de tous les ports, sur le point menacé ; et avec la célérité de la vapeur, chacun arriverait à point nommé. Il faut plus que jamais dominer la mer pour assurer un débarquement.
Source : Gallica

Edmond Pâris Traité des manoeuvres de mer à bord des bâtiments à voiles et à bord des bâtiments à vapeur… (1866)

On reconnaît le plus souvent l'approche d'un grain par un nuage à l'horizon plus foncé que ceux qui l'environnent; il s'élève avec une rapidité qui peut révéler sa force à un praticien. A son approche, le jour et la mer se rembrunissent, ils brisent la crête des lames, et quand un sifflement prononcé se fait entendre, il va fondre sur le navire.
Source : Gallica

Edmond Pâris L'Art naval à l'exposition universelle de Londres de 1862… (1863)

C'est à la mer seulement qu'un vaisseau est connu ; ce n'est qu'en passant par toutes les chances de la navigation, et en marchant sous toutes les allures, pendant des tempêtes comme sur une belle mer. Sans cela il est comme un cheval vu à l'écurie ou essayé sur les allées sablées d'un parc : on ignore s'il aura le pied sûr dans les sentiers pierreux ; encore peut-on éviter de l'y conduire, taudis que du moment que le navire est hors du port, il doit être prêt à tout, sous peine de courir des dangers sérieux.
Source : Gallica

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