Résumé

Th. Pavie La marine actuelle des Arabes et des Hindous

Quand les rafales violentes du sud-ouest annoncent le renversement de la mousson, la navigation des choulias cesse donc dans tout le golfe, précisément à l’époque où celle des Européens devient plus facile ; chaque équipage vient, pour ainsi dire, poser son navire sous les cocotiers de son village, à l’abri des inondations ; tandis que la récolte se développe sous l’influence d’une pluie bienfaisante, la corneille fait son nid sur les hunes, le milan s’établit sur les vergues dégarnies, et le matelot choulia répare ses voiles, caché dans sa hutte.
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Th. Pavie La marine actuelle des Arabes et des Hindous

Aujourd’hui qu’une compagnie de marchands gouverne ou domine à son gré une partie de l’Asie, il est tout naturel que le commerce arabe ait repris paisiblement son cours. On dirait que rien n’a été changé dans les habitudes de ces marins primitifs ; la civilisation les a si peu modifiées, leurs besoins sont si bien restés les mêmes, qu’ils vont aux lieux accoutumés porter et chercher les mêmes produits, du moins en-deçà de Ceylan ; car doubler cette île semble être pour eux le voyage de long cours, et il s’effectue avec des navires d’un plus fort tonnage et de construction moderne.
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Th. Pavie La marine actuelle des Arabes et des Hindous

La tâche du jour est-elle finie, tout l’équipage se munit du bâton blanc qui est le signe du repos, et les habitans d’un même navire, descendant à terre, se promènent dans les rues populeuses de Calcutta par longues files, pour ne pas se perdre ; ils s’en vont silencieux, car le travail ne les anime plus, à travers les bazars, visitant les mosquées, saluant un faquir ridé accroupi sur sa natte, jusqu’à l’heure où il faut revenir pour souper avec de l’eau et des dattes.
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