Résumé

Various L'Illustration, No. 3256, 22 Juillet 1905

Mais qu'une embarcation, large comme un bateau de pêche et où quinze hommes à peine peuvent tenir, glisse au fond de l'eau, dans un peu de boue, et voilà notre génie désarmé. La mer est calme comme un lac; à cinq cents mètres du bateau disparu, un arsenal offre aux naufragés le secours d'un outillage formidable; on s'empresse, on met en oeuvre toutes les compétences, tous les courages; et, pendant ce temps, quatorze créatures humaines, qu'on ne peut sauver, agonisent, meurent de faim, de soif, d'asphyxie.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3256, 22 Juillet 1905

On jeta les cadavres à la mer, sans une bénédiction. Les autres officiers demeuraient comme otages. On allait en rendre neuf à Odessa, ne gardant à bord, de vive force, que ceux qui étaient nécessaires à la marche du navire.
On ne songea même pas à faire disparaître les traces du drame, à réparer, fût-ce sommairement, les dégâts, le désordre, qui demeuraient. «Quand le Potemkine fut rendu à la Roumanie, me disait le capitaine Gavrilesco, on retrouva toutes les cabines des malheureux officiers dans un état lamentable, glaces brisées, meubles éventrés ou démolis à demi.»
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3256, 22 Juillet 1905

Constantza, on se le rappelle, fut le premier port que visita le Potemkine à son départ d'Odessa. Il venait y demander des vivres qu'on eut le regret de devoir lui refuser. On le fit dans des formes adoucies, car le Roumain est accueillant, charitable et peut-être, au fond, pas animé d'une sympathie outrée pour la Russie.
C'est à Constantza qu'il est revenu achever son inglorieuse odyssée.
Source : Gutenberg

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