Gustave Nicole

Résumé

Gustave Nicole Sur la plage, Étretat... (1861)

J'aime mieux contempler là face sereine de la lune, que d'exposer mes yeux à ces charmes mi-vêtus, à-ces regards à la fois pudiques et hardis, qui font les nuits agitées. La nature nous montre toutes ses beautés, et ne nous laisse dans l'âme que de salutaires souvenirs.
Mollement étendu sur le galet, un cigare aux dents, la mer devant moi, le casino derrière , je
fais des rêves délicieux. Tandis que je suis de l'œil les ondulations de la fumée qu'emporte parfois un souffle plus violent de la brise, je prête l'oreille à la double harmonie des flots et du piano.
Source : Gallica

Gustave Nicole Sur la plage, Étretat... (1861)

Mais je me souviendrai toujours de cette fête de la Saint-Sauveur, où Bataille chanta le Credo. Il fallait écouter les dissertations des chantres de la paroisse sur ce mode de plain-chant tout à fait inusité parmi eux. A Etretat, la beauté de la voix est en raison directe de la force des poumons. Aussi, on n'y chante pas les offices, on les hurle, et quand les marins venus du banc entonnent en chœur le Magnificat, c'est à se boucher les oreilles ou à fuir. Ces braves gens croient avoir toujours à surmonter, pour se faire ouïr, le bruit des vents et des flots.
Source : Gallica

Gustave Nicole Sur la plage, Étretat... (1861)

C'est là, en effet, que IVt. Lepoitevin a fixé son séjour d'été. Il a fait bâtir un atelier sous la falaise d'aval, et de son balcon, il peut, à toute heure du jour, contempler cette mer immense, ce ciel aux éhangeants reflets, et ces splendides falaises qu'il aime tant et que son pinceau fin et original a si bien représentées.
On peut, a juste titre, considérer M. Lepoitevin
comme le principal fondateur de la fortune d'Étretat.
Source : Gallica

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