Banc de Terre-Neuve

Définition et enjeux

Portrait de Jules Verne Jules Verne Vingt mille lieues sous les mers

Ce banc est un produit des alluvions marines, un amas considérable de ces détritus organiques, amenés soit de l’Équateur par le courant du Gulf-Stream, soit du pôle boréal, par ce contre-courant d’eau froide qui longe la côte américaine. Là aussi s’amoncellent les blocs erratiques charriés par la débâcle des glaces. Là s’est formé un vaste ossuaire de poissons, de mollusques ou de zoophytes qui y périssent par milliards.
La profondeur de la mer n’est pas considérable au banc de Terre-Neuve. Quelques centaines de brasses au plus.
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Jules Girard Les Explorations sous-marines.… (1874)

Le grand banc de Terre-Neuve est le résultat des apports amoncelés par la rencontre du courant Arctique et du Gulf-Streani; les eaux froides qui descendent du pôle rencontrent, près de Terre-Neuve, les eaux relativement plus chaudes de ce fleuve océanique ; elles y abandonnent les glaces flottantes arrachées aux banquises de la côte du Groenland ; en se dissolvant rapidement sous l'influence d'une température plus élevée, elles laissent échapper les graviers, les sables amassés pendant leur formation dans les glaciers polaires.
Source : Gallica

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