J.-N. Leprince

Élements biographiques

J.-N. Leprince Les Mémoires d'un ressucité, par J.-N. Leprince… (1876)

Toujours penchée sur le bord de l'abîme Je regardai la France avec douleur, Tombeau des rois qui ont semé la ruine Ce gouffre béant qui glace de stupeur; Mais trop jeune pour entrer dans l'arène, 0 ma patrie, mon séjour, mon bonheur; Le jour viendra, je briserai ta chaîne Console-toi, je serai ton Sauveur.
Je suis la fille de Colomb, C'est moi la fille du nouveau monde, Malgré la mitraille et la bombe Je viens seule et je ne crains pas.
Je suis la liberté féconde Je suis le droit pour tout le monde, Malgré la mitraille et la bombe Je viens seule, et je ne crains pas.
Source : Gallica

J.-N. Leprince Les Mémoires d'un ressucité, par J.-N. Leprince… (1876)

Sondant la profondeur d'un gouffre et d'un abîme Où les siècles s'écoulent comme s'épuise une mine, Roulant de jour en jour dans son immensité Et changeant tour à tour l'air et la société.
Dans ce flot ténébreux où s'écoule la vie, Où le bonheur s'enfuit comme la vague en furie, Où le vieillard blanchi s'incline vers la tombe ; La jeunesse orageuse à tout âge succombe.
Source : Gallica

J.-N. Leprince Les Mémoires d'un ressucité, par J.-N. Leprince… (1876)

Quoique petit à ces grands tu tiens tête Car si tu plies du moins ne casses pas, Car l'ouragan peut foudroyer ses maîtres Du marais tu es roi et toujours le seras.
Mais quand viendra la saison de l'automne, Tu les verras cesser de reverdir; C'est toi petit qui tresses la couronne A ces têtes chauves que tu verras finir.
Faible roseau c'est toi qui es le maître, Toujours tu plies et tu ne cèdes pas, Car l'ouragan peut foudroyer ces maîtres, Du marais tu es roi et toujours le seras.
Source : Gallica

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