Résumé

Delly Le testament de M. d'Erquoy (1981)

Sans paraître remarquer la main tendue, Ogier répliqua froidement :
— En effet, c'est chose indispensable... Et vous veniez voir Julien, sans doute?
— Mais oui... Comment cela va-t-il, mon pauvre Julien?
Le vieillard étendit la main, l'agita comme pour repousser M. d'Erquoy :
— Menteur!... Oh! j'ai entendu... Vous vous disputiez avec lui... Il vous refusait de l'argent... Il disait : « Mon testament est fait, vous verrez ce que je vous laisserai... »
— Ce malheureux homme divague! interrompit violemment Paul d'Erquoy. Ne pourrait-on pas lui donner quelque chose pour le calmer?
Source : Gallica

Delly Le testament de M. d'Erquoy (1981)

Mais pas d'exagérations, je vous en prie, Ogier! Si riche que l'on soit, il n'est pas permis de multiplier les dépenses inutiles.
Qu'elle était donc sage et fortement chrétienne, cette jolie Raymonde!... Et avec cela si gaie, si entraînante, si gracieusement spirituelle !
Le rêveur ne voyait pas, là-bas, deux yeux luisants de haine qui ne le quittaient pas... Et quand le jeune comte machinalement se dirigea vers le taillis, ces yeux s'éclairèrent d'une lueur de joie diabolique.
— Ah ! je te tiens, cette fois ! murmura Achille.
Il prit son fusil... Mais Antoine avait compris.
Source : Gallica

Delly Le testament de M. d'Erquoy (1981)

Ogier murmura tout à coup :
— Tiens, qu'est-ce que c'est que ça?
Il étendit un peu la main et saisit une sorte de cassette de fer que les mouvements imprimés à l'arbre par le flot amenaient au bord de l'ouverture...
— Ogier, une barque qui vient!... Nous allons être sauvés! s'écria Raymonde.
— Dieu soit loué ! dit-il avec ferveur.
C'était en effet une barque de sauvetage, montée par deux braves habitants de Palerville. Il était temps, car le flot, furieux de se heurter à l'obstacle de ce mur, secouait le hêtre sur lequel les jeunes gens avaient une peine infinie à se maintenir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature