Émile Zola,
La Bête humaine
(1890)
“ Des femmes, des hommes, hurlant, se perdirent au fond des bois. Piétinée, ses cheveux défaits et sa robe en loques, Séverine avait fini par se dégager ; et elle ne fuyait pas, elle galopait vers la machine grondante, lorsqu’elle se trouva en face de Pecqueux. — Jacques, Jacques ! il est sauvé, n’est-ce pas ? Le chauffeur, qui, par un miracle, ne s’était pas même foulé un membre, accourait lui aussi, le cœur serré d’un remords, à l’idée que son mécanicien se trouvait là-dessous. On avait tant voyagé, tant peiné ensemble, sous la continuelle fatigue des grands vents ! ”

