André Mareschal

Élements biographiques

André Mareschal La Sœur valeureuse, ou l’Aveugle amante tragi-comédie dédié à Monseigneur le Duc de Vandosme

Oronte.
L'amour n'est plus amour, qu'on divise en deux lieux. [1375]
Olympe.
Vous vivrez dans mon coeur, il vivra dans mes yeux.
Oronte.
Qu'il ait tout ; par la mienne apprenez sa constance.
Olympe.
Apprenez par la vôtre aussi ma résistance ;
Et sans plus vous tenir de propos superflus,
Quand vous l'aimerez moins, je l'aimerai bien plus. [1380]
Oronte, seule, après qu'Olympe s'en est allée.
Quand je l'aimerais moins, les Dieux par un obstacle
De remède à tes voeux n'ont fait que le miracle
Quel fruit espères-tu d'un désir impuissant,
Que le corps ne suit pas, quand l'esprit y consent.
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André Mareschal L’Inconstance d’Hylas trage-comédie-pastorale

Le Soleil à mes yeux aurait perdu sa grâce
S'il nous montrait toujours ce que la nuit efface, [140]
Elle donne à la terre et l'ombre et la fraîcheur ;
Le noir a ses appas, ainsi que la blancheur :
J'aime qu'une maîtresse entretienne mon âme
Tantôt dedans la glace, et tantôt dans la flamme,
Qu'elle me soit cruelle, afin de l'apaiser ; [145]
Et qu'elle me soit douce, afin de la baiser ;
Sa cruauté me plaît, combien que j'en soupire,
Et sa douceur accroît ma flamme et son empire :
Vivant je hais la vie, et l'aime quand je meurs.
DORINDE .
Quel avantage, Hylas, de savoir vos humeurs !
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André Mareschal La Généreuse Allemande ou le Triomphe d’amour tragi-comédie…

La douleur et l'amour, de ce corps que j'avais Ne m'ont laissé du tout que le coeur et la voix, [680] Et gardent à mes feux qu'ils ne peuvent éteindre Le coeur pour endurer, et la voix pour me plaindre ; Encore cette voix, afin de dire mieux, N'est qu'un Écho des cris que j'ai faits en ces lieux, Et ce coeur où l'amour a retiré mon âme, [685] N'est rien qu'un feu d'essence, et l'esprit d'une flamme ; Tellement que n'ayant autre chose du mien, Sans aimer et souffrir, je ne serais plus rien : Ô Dieux ! Qui donnez cours à mon malheur extrême, J'aimerai de souffrir, et vous, souffrez que j'aime
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